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26/10/2010

Pme, richesse d'une commune !

Route du Rhum, neuf bateaux signés Lauriot-Prévost
Télégramme de Brest du 26 octobre 2010
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Vincent Lauriot-Prévost n'a d'yeux que pour le Rhum... Il sera au départ de la Route dimanche à Saint-Malo, et aussi à l'arrivée en Guadeloupe. Entre les deux, il suivra de trèsprès les performances de ses «bébés».

À bord d'un bateau d'un sponsor, Vincent Lauriot-Prévost sera aux premières loges, dimanche pour le départ de la Route du Rhum à Saint-Malo. Il accompagnera même les concurrents durant quelques milles. Rien d'étonnant à cela puisque son cabinet d'architecture navale a conçu et dessiné neuf des bateaux qui mettront le cap vers Pointe-à-Pitre.
Deux Ultimes
Petit récapitulatif... Sur les huit multicoques classes Ultime, Vincent Lauriot-Prévost en a dessiné deux: le trimaran «Gitana 11», barré par Yann Guichard, long de 23,50m (le plus petit de la classe Ultime) et qui fait sa toute première course; et le trimaran «Groupama3», long de 31,50m (le plus grand), barré par Franck Cammas, et qui fait là sa première course en solitaire. «Il a fallu le modifier pour la route du Rhum, dit Vincent Lauriot-Prévost. Il a été conçu pour être manoeuvré par dix personnes et c'est comme cela qu'il a battu le record du Trophée Jules-Verne l'hiver dernier. Pour un solitaire, il a fallu alléger, poser un mât plus court et une voilure un peu plus réduite.»
Cinq Imoca et deux classes 50
En classe Imoca (les monocoques du Vendée globe), Vincent Lauriot-Prévost suivra cinq de ses bateaux (sur les huit que compte la classe Imoca): «Groupe Safran» barré par Marc Guillemot, «Groupe Bel» barré par Kito De Pavant; «PRB» barré par Vincent Riou, «Paprec» barré par Jean-Pierre Dick et «Foncia» barré par Michel Desjoyeaux. Les trois derniers bateaux feront leur toute première course. En classe 50 (12bateaux de 15,24m au départ), deux ont été dessinés par l'équipe de l'architecte vannetais: «Crêpes Wahou3» barré par Franck-Yves Escoffier et «Maître Jacques» barré par Loïc Fequet.
Des bateaux plus fiables
Depuis la dernière Route du Rhum, le cabinet a beaucoup travaillé sur la sécurité, notamment sur les largages automatiques des écoutes et la fiabilité des pilotes automatiques... «Sur des zones névralgiques, on a aussi remplacé un matériau par un autre qui tolère mieux la diffusion des efforts. Globalement les bateaux sont plus fiables, mais
ils sont aussi plus rapides», note Vincent Lauriot-Prevost.

Une sixième victoire?

Pendant la course qui devrait durer entre sept et dix jours, il sera tenu au courant de la situation des bateaux grâce à un flash Internet quatre fois par jour. «Il arrive aussi que les équipes techniques nous tiennent au courant. Quelque fois, on a un coup de fil du skipper, par exemple Michel Desjoyeaux, Kito De Pavant et Marc Guillemot.» L'architecte sera à Point-à-Pitre pour l'arrivée. Il espère ajouter une sixième victoire à son palmarès: les cinq dernières éditions de la Route du Rhum ont toutes été gagnées par des bateaux conçus par son équipe.

Bertrand Le Bagousse

Éditions Millefeuille à Auray, cinq bougies et plein d'envies
Télégramme de Brest du 26 octobre 2010
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Les éditions Millefeuille, basées à Auray et spécialisées dans la littérature jeunesse, fêtent leurs cinq ans, avec l'envie intacte de rendre accessiblele patrimoineaux enfants.

«C'est tout d'abord une démarche militante plus que l'envie de faire de l'argent», précise d'emblée Marjolaine Pereira, qui a fondé avec son mari les éditions Millefeuille, il y a cinq ans. Diplômée en lettres modernes, elle s'est ensuite dirigée vers un master édition «un peu par hasard», avoue-t-elle. Son sujet de maîtrise, sur le livre médiéval, sera le point de départ de l'aventure. «Notre approche est de faire des livres pour enfants avec pour fil conducteur le patrimoine. Chaque aventure, conte ou roman a pour toile de fond un élément historique, architectural ou naturel», explique Marjolaine Pereira. Faire en sorte que des enfants, en passant sous le linteau d'un prieuré, en rentrant dans une église ou en croisant un vieux gréement, se posent des questions sur son histoire. Depuis le début de l'aventure, une quinzaine d'auteurs et dessinateurs se sont mis à l'oeuvre pour faire découvrir la légende de Brocéliande, les secrets de l'horlogerie ou encore les aventures du navigateur Bernard Moitessier.
Éditrice et auteur
Non contente d'être éditrice, Marjolaine Pereira s'est aussi essayée à l'écriture avec, entre autres, «Le Complot de Mortefeuille»: «Être passé de l'autre côté de la barrière m'aide à être plus diplomate. Quand j'ai présenté mes textes aux illustrateurs, j'ai vu à quel point il est difficile de voir son travail critiqué et soumis au jugement des autres». La petite maison d'édition, pur produit alréen, publie désormais huit titres par an. «L'objectif est d'arriver à une trentaine de publications à l'année. Nous comptons pour cela élargir notre offre aux jeunes lecteurs de 2 à 9 ans.»
Des doudous héros dans les cartons
Parmi les projets, des trilogies, sous forme de coffrets, avec pour thème par exemple les héros de la mythologie arthurienne. Le but est aussi de baisser les prix assez élevés dus à la petite taille de la maison d'édition. Le projet le plus «brûlant» est l'ouvrage ayant pour héros les personnages «Réglisse et Roux Doudou», deux peluches emblèmes de la boutique alréenne du même nom, qui accueillait le goûter d'anniversaire des éditions Millefeuille, dimanche. «Le principe est de mettre en avant le patrimoine local avec en décor le port de Saint-Goustan, ses richesses architecturales et son histoire maritime.» Un mélange de BD et de texte narratifs qui permettra de s'ouvrir à d'autres lecteurs, d'ici et d'ailleurs. Contact Éditions Millefeuille, 84, rue Amiral-Coudé, tél.02.97.50.72.19; courriel: editions.millefeuille@wanadoo.fr

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25/10/2010

La ville ou la campagne ?

Miss Morbihan, chez nous on est miss de mère en fille
Audrey.jpgTélégramme de Brest du 25 octobre 2010

La Vannetaise Audrey Bonecker a été élue, samedi, Miss Morbihan 2010 par la société Endémol. Elle revient sur son élection en compagnie de sa maman, élue Miss Bretagne... en 1975.


Audrey affiche un large sourire. Au lendemain de son élection, la jeune Vannetaise de 22 ans est aux anges. Comme une véritable princesse, elle reçoit de nombreux messages de soutien. Son téléphone portable n'arrête pas de sonner: «Au réveil, j'avais des tonnes de messages.Je suis tellement touchée par la gentillesse des gens que j'en ai même pleuré à la maison, en rentrant». Audrey est née à Vannes. Elle a vadrouillé toute sa jeunesse dans toute la France. D'abord en Normandie, puis sur la côte méditerranéenne. Elle est, ensuite, partie vivre aux États-Unis pendant plusieurs années avant de revenir à Vannes pour y suivre une formation en esthétique. Quand on lui demande pourquoi elle s'est présentée à l'élection, elle répond simplement: «J'avais l'élection en tête. Au début, je n'étais pas très motivée. Puis le jour est arrivé.Je ne m'attendais pas du tout à gagner. Ce sont mes amis et ma famille qui m'ont poussée à faire cette élection», explique la nouvelle Miss Morbihan. C'est dans le magasin, deux jours avant, lorsqu'il a fallu choisir la robe, que la jeune Vannetaise a pris conscience de l'événement:«Lorsque j'ai essayé la robe, là ça m'a fait quelque chose. J'ai tout de suite réalisé ce qu'il se passait».

Sa maman, élue Miss Bretagne en 1975

Encore aujourd'hui, Audrey n'en revient toujours pas. Hier, au petit matin, à Nivillac, où elle habite dans la maison familiale, elle découvre la une des journaux:«Cela fait tout drôle de se voir comme ça, c'est rigolo». Au côté d'Audrey depuis le début de l'aventure, Isabelle, sa maman. C'est une véritable attachée de presse. Elle répond parfois à la place de sa fille et la regarde avec les yeux qui pétillent: «Je suis si fière de ma fille. Je sens qu'elle est à la hauteur pour être une bonne miss», explique Isabelle. La maman d'Audrey a, elle aussi, vécu la gloire, mais en 1975. «J'habitais Muzillac. Il y avait un bal et mes copains m'ont inscrite à l'élection de Miss Muzillac. J'ai été élue. Tout s'est enchaîné. J'ai reçu l'écharpe de Miss Morbihan, puis Miss Bretagne et juste après, Miss Arvor». Et dans la famille, on demande aussi la grand-mère:élue Miss Paris dans les années40. On comprend donc pourquoi Audrey est si à l'aise dans son rôle de miss qui lui va si bien. Avant l'élection de Miss Bretagne qui aura lieu demain, à Pontivy, Audrey va se préparer. Elle connaît déjà le programme:«Pour le moment, je vais mettre de côté mes missions d'hôtesse. Je vais retravailler mon discours et faire un peu de sport. Je ne préfère pas penser à l'élection. On verra bien». On croise donc les doigts.

Maël Fabre

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La santé, un monopole menaçé ?

• Le Figaro du 25 octobre. 2010
• SANDRINE CABUT
Des conseils médicaux personnalisés sur Internet
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Les consultations à distance seront bientôt autorisées dans certains cas.« La téléconsultation va enfin pouvoir soutenir la médecine traditionnelle, notamment dans les zones sous-médicalisées »
E-SANTÉ Pourra-t-on bientôt consulter un médecin par Internet et se rendre directement à la pharmacie pour chercher les médicaments prescrits ? Déjà développées dans des pays comme les ÉtatsUnis et la Suisse, les téléconsultations viennent d’être autorisées en France. Le décret* encadrant ces pratiques et les autres actes de télémédecine - telle la télésurveillance médicale - a été publié la semaine dernière. Mine de rien, ces dispositions vont modifier profondément les relations médecin-malade et l’exercice médical, en particulier dans les zones les moins denses en professionnels de santé. « La télémédecine est une réponse aux problèmes démographiques, pour apporter l’expertise médicale là elle où elle n’est pas, précise le Dr Jacques Lucas, viceprésident du Conseil de l’ordre des médecins. Dans le cadre prévu par les textes, les téléconsultations vont devenir un acte médical à part entière, pris en charge par l’Assurance-maladie. » Il y a aura donc possibilité de diagnostic et de prescription à distance, ce qui était jusqu’ici interdit en l’absence de contact physique.
En attendant, tout un chacun peut déjà obtenir sur Internet des informations et des conseils médicaux personnalisés, délivrés par des praticiens. Pionnier dans ce domaine, le Dr Loïc Étienne, fondateur de Docteurclic, avait lancé ce type de service en 2000 sur le Web, et même dès 1987 sur Minitel. D’autres ont embrayé. Les échanges se font via une plate-forme sécurisée, avec une réponse en moins de 24 heures. « Médecine générale, suites opératoires, dermatologie, pédiatrie… Nous répondons à des questions très variées de pratique quotidienne, indique le Dr Frédéric Dussauze, l’un des trois fondateurs de MedecinDirect, qui a ouvert fin 2008. Les conseils sont demandés soit pour préparer le terrain avant une consultation, ce qui évite au patient de se perdre dans la jungle des encyclopédies médicales ; soit pour apporter des précisions après cette consultation. » Le site Depechmed, ouvert depuis avril, s’est lui centré sur les « compléments d’information » après consultation ; pour expliquer un diagnostic, les effets d’un traitement… Selon les sites, les prestations sont gratuites ou payantes avec possibilité d’abonnement. MedecinDirect a noué un partenariat avec le groupe mutualiste Crédit mutuel-MTRL, grâce auquel un million de ses adhérents vont bénéficier gratuitement des conseils médicaux en ligne.
Les dispositions du décret vont permettre d’aller bien plus loin. Outre les dialogues en différé par Internet, la société du Dr Dussauze proposera bientôt des communications par téléphone, puis par un système de webcam. Les prestations pourraient s’élargir à d’autres domaines comme l’aide à la procréation, la gestion de la douleur. « La téléconsultation va enfin pouvoir soutenir la médecine traditionnelle, notamment dans les zones sous-médicalisées, sans rentrer en concurrence avec celle-ci mais en complément, et dans le respect de la déontologie » , commente le Dr Dussauze. L’exemple suisse a de quoi stimuler. Créée il y a dix ans, la société Medgate emploie 80 médecins, généralistes et spécialistes spécialement formés, et bénéficie de 4,2 millions de clients potentiels abonnés par leurs mutuelles.
Suivi à distance
Essentiellement par téléphone, plus rarement par Internet (courriels sécurisés) ou webcam (via les pharmacies), les téléconsultations peuvent s’accompagner de prescriptions. « Au pic d’activité, on atteint 4 200 actes par jour, affirme Cédric Berset, responsable communication de Medgate. Dans plus de 50 % des cas, la téléconsultation résout le problème sans aller chez le médecin. Dans certains modèles alternatifs d’assurance, les personnes sont même obligées de passer par Medgate avant de consulter. »
Mais les principaux intéressés sont-ils prêts à passer le cap ? « La télémédecine ne déshumanise pas la relation, bien au contraire, s’enthousiasme l’urologue Guy Vallancien, qui depuis cinq ans utilise un programme de suivi à distance de patients atteints d’un cancer de la prostate. Avec les outils de la modernité, on peut faire beaucoup de choses sans voir les gens, quand on les connaît. » Pour ce spécialiste, l’avenir de la télémédecine et en particulier des téléconsultations passe davantage par l’équipement des médecins libéraux que par le développement de sociétés sur Internet.

Le Dr Loïc Étienne voit encore plus loin, avec l’utilisation d’un système expert d’intelligence artificielle. « C’est une aide à la décision, qui permet d’évaluer la gravité d’une situation, d’envisager les diagnostics possibles et de ne pas passer à côté d’urgences masquées, par exemple une cystite à répétition, qui se révélera en fait être une pyélonephrite », explique cet urgentiste, qui planche depuis des années sur le sujet et a réalisé le premier système expert opérationnel de ce type. * De la loi hôpital, patients, santé et territoires (HPST)
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