16/02/2018
AQTA, le contribuable serait sollicité en 2018 !
Les projets "faramineux" de l'Intercommunalité se heurtent au mur du financement...
Au Conseil municipal de Quiberon du 15 février 2018, Philippe Le Ray était absent lors du débat "presque philosophique" sur les bienfaits de la "mutualisation", résumés dans un rapport de dizaines de pages. Comment faire mieux à plusieurs sans augmenter les charges... mettre en commun certains matériels, certaines compétences, certains conseils.
Selon les explications données par plusieurs conseillers et le Directeur général des Services, la mutualisation "envisagée" serait plutôt de "petite envergure" : beaucoup de réunions transversales, certainement pas de mobilisation de personnels itinérants.
L'exemple donné des médiathèques est éclairant : profiter du fond commun, certes, mais comment transférer les documents entre médiathèques sans obérer les coûts.
Le véritable obstacle à la parfaite mutualisation est donc la distance entre communes d'AQTA, ainsi que la gestion actuelle classique du personnel communal. Tout échange intercommunal se traduirait par des écritures comptables de grande complexité et par la perte du lien hiérarchique habituel !
Aujourd'hui, il est donc fortement improbable, comme d'ailleurs dans les autres intercommunalités, que la mutualisation tant vantée par AQTA permette de véritables économies de productivité, qu'elle soit donc source de réduction de dépenses communales ou intercommunales...
Le Maire de Quiberon a donc été fort habile en ne révélant pas au Conseil le tumultueux débat de la veille des conseillers communautaires sur la hausse, voulue, des impôts communautaires sur l'exercice 2018...hausse considérée comme probable pour financer en partie la multitude de projets, lancés par AQTA depuis 4 ans ainsi que l'accroissement des effectifs communautaires.
L'heure des choix au sein d'AQTA a donc sonné, avec une large opposition des Maires "importants" à la dérive financière, qui s'annonce. Peut-on "tout faire" aujourd'hui, de la pépinière de Plouharnel à la gare de Brech, sans passer par le trébuchet de la rentabilité ?
Et peut-on faire confiance aux responsables de l'Intercommunalité, à la pertinence des choix exercés depuis la création par AQTA, à la cohorte des Vice-Présidents spécialisés dans la course "au charbon" ?
La "rigueur" financière n'est-elle réservée qu'aux gestionnaires municipaux ?
27/01/2018
Déchets en AQTA, quelle solution future ?
La fermeture annoncée de l'incinérateur de Plouharnel oblige à revoir toute la politique actuelle de traitement des déchets dans le périmètre intercommunal !
Plus de 20 000 tonnes de déchets sont triés chaque année à Plouharnel, une partie étant acheminée au Sysem de Vannes, bien équipé en tri d'emballage, une partie est traitée en incinération, le reste partant à l'enfouissement...
Selon le Ministère de l'environnement, les traitements prioritaires sont : la réutilisation, le recyclage et la valorisation de la matière, le compostage, la méthanisation et la préparation de combustibles solides de récupération, l'élimination par stockage.
La réutilisation et le recyclage de la matière ne peuvent être envisagés que sur un périmètre plus grand, avec une coopération avec l'intercommunalité "Golfe du Morbihan Vannes Agglo". Des contrats et une mise en place, longue et coûteuse.
Le compostage, la méthanisation et la préparation de combustibles solides de récupération sont réalisables sur place, mais imposent des investissements considérables et un savoir-faire délicat. Pour l'instant les installations "prototypes" essuient de nombreux incidents et la trajectoire financière est loin d'être fixée.
En amont, le tri "sélectif" actuel doit être entièrement revu (aujourd'hui à 2 ou 3 voies) en privilégiant notamment la séparation du "bio-déchet". Formation et investissement sont obligatoires !
Reste à déterminer la répartition entre enlèvement, traitement individuel et traitement collectif, ainsi que l'incitation financière au comportement éthique.
La comparaison avec les organisations de pays étrangers (notamment le Canada) permettrait de faire de sérieuses économies. Trois années suffiront-elles ?
La localisation des futures installations est "stratégique" !
23/01/2018
2018, deux exercices avant les élections municipales de 2020 !
Demain Saint Pierre Quiberon (l'opposition) met la "pression" !
D'un côté, des vœux 2018, qui mettent en avant les "jeunes ménages", une ligne directrice "pétillante, enthousiasmante et innovante", des projets de nouvelle Mairie, une publication de mi-mandat, qui devrait faire sourire les grincheux, bref un avenir "rose et brillant", préparant ainsi l'équipe actuelle à rempiler en 2020 !
De l'autre côté de la table du Conseil, François Dubois dénonce "l'imposture" de la campagne électorale, les "promesses" non tenues, ainsi que la publication d'un bilan "indigeste" à mi-mandat. Jamais le blog de l'opposition n'a tenu ici des propos aussi acérés sur les différences entre promesses et réalisations !
Entre ces deux courants, les habitants de Saint Pierre ne peuvent que constater la dégradation de la situation économique avec quelques fermetures supplémentaires de commerces et surtout l'absence de plus en plus forte de travaux d'entretien relevant de la commune : routes, chemins, signalisation horizontale, accès aux plages, lampadaires, nettoyage des trottoirs... L'animation culturelle, tant vantée, ne réveille plus aujourd'hui qu'un bourg déserté par de nombreux habitants. Et signe des temps, de nombreux citoyens de Saint Pierre se retrouvent désormais dans les surfaces alimentaires de Quiberon !
L'effet "bling-bling" contre la dure réalité de la vie de tous les jours !