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04/04/2014

22.000 permis de construire en Bretagne, une misère !

680 faillites en 2013 dans le bâtiment dans notre région...

Bâtiment en Bretagne.jpg

La loi "Duflot" est la pire des mesures législatives, annoncées depuis la dernière guerre... l'encadrement des loyers est la fin "définitive" de l'investissement dans l'immobilier de rapport, soit près de la moitié de l'investissement dans cette branche...

Le "chômage", l'appauvrissement relatif des jeunes générations, la frilosité des banques de dépôt, l'absence d'horizon fiscal fixe stoppent toute projection "dans l'avenir", donc l'investissement immobilier des jeunes...

Quand l'immobilier va mal, c'est le pays, qui ne va pas bien !


Bâtiment, la Bretagne en panne
Télégramme du 23 mars 2014

En 2013, seuls 22.000 permis de construire ont été accordés en Bretagne, la pire année depuis le début du siècle.. Photo François Destoc

Le bâtiment breton ne se remet pas de la crise. Le nombre de permis de construire est au plus bas depuis quinze ans, en deçà encore de la très mauvaise année 2009. Les artisans bretons tirent la sonnette d'alarme.

« La situation est difficile pour les entreprises du bâtiment. Le rythme des défaillances est toujours soutenu et ce sont autant de drames humains pour ceux qui le subissent ». Ce constat alarmant a été dressé vendredi lors de l'assemblée générale de la Capeb des Côtes-d'Armor (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), par son président, Gilbert Ravaudet. Les chiffres le confirment : le bâtiment breton va mal et les perspectives ne sont pas encourageantes. L'an passé, à peine plus de 22.000 permis de construire ont été accordés dans la région. C'est la moitié des records des années 2005 à 2007. C'est surtout la moins bonne année depuis le début du siècle. Même 2009 fut moins catastrophique avec 23.000 permis. Et l'horizon ne semble pas s'éclaircir : moins de 3.000 permis accordés en décembre et janvier dernier contre 5.500 un an auparavant...

680 faillites l'an passé
Conséquence : les entreprises qui mettent la clé sous la porte sont tout aussi nombreuses qu'au début de la crise. Elles ont été 680 en faillite en 2013, plus qu'en 2011 et 2012. « Le volume d'activité s'est réduit. Mais la problématique est plus vaste que cela, car après la baisse d'activité, c'est la chute des marges qui s'est imposée », comment Gilbert Ravaudet. « Les prix des matériaux n'ont pas baissé, les salaires n'ont pas baissé, les coûts de nos prestataires n'ont pas baissé, les charges financières ont augmenté, les prix de vente sont tirés vers le bas par un marché tendu ». Cette crise prolongée pèse bien sûr sur l'emploi. La filière bretonne a supprimé 2.000 postes l'an passé. Elle ne compte plus que 72.500 salariés, 8.000 de moins qu'en 2008, avant la crise. Les Côtes-d'Armor et le Finistère sont les plus touchés avec respectivement 2.000 et 2.700 emplois de moins. Gilbert Ravaudet s'inquiète ainsi de la montée du travail au noir. « Je crains une recrudescence forte du travail dissimulé. Elle a déjà commencé. On constate, lorsque les entreprises sont contraintes de licencier, que certains salariés ne souhaitent plus retrouver un emploi et considèrent qu'il est plus intéressant de percevoir l'allocation-chômage et de faire du " black ", comme on dit couramment ».

« Des mesures fortes »
Face à cette situation, les professionnels bretons en général, costarmoricains en particulier, appellent à des solutions d'urgence. « Nous avons besoin que tous ceux qui ont une relation avec nos entreprises nous aident à tenir le coup : les banques en nous finançant, les industriels en étant raisonnables sur le prix des matériaux, l'État en cessant de nous écraser sous les charges et les réglementations, les prestataires de services en étant raisonnables sur l'évolution de leurs prix. Il est urgent que l'État prenne des mesures fortes pour nous donner un ballon d'oxygène », estime le président de la Capeb 22.

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