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24/05/2014

Rétropédalage chez AQTA, une philosophie de l'action !

Construction "lente et raisonnée" pour le Maire de Quiberon...
Bernard Hilliet, Vice-Président AQTA.jpg

L'intercommunalité du Pays d'Auray, comme malheureusement beaucoup de collectivités locales, s'inspire de la marche de l'escargot... avec des constatations extraordinaires : Quiberon découvre que la "fibre" est en marche à Belle-Île, et non sur la presqu'île...

Apparemment les moyens (financiers et humains) manquent chez AQTA... Faut-il vraiment la fin de la première année, pour agir ?


Aqta, une construction lente et raisonnée
Télégramme du 24 mai 2014

Bernard Hilliet, maire de Quiberon et vice-président d'Aqta. Alors qu'Aqta (Auray-Quiberon-Terre-Atlantique) a vu le jour en début d'année et que tout est à créer, le maire de Quiberon, vice-président en charge de l'économie touristique, livre ses impressions sur ces premiers pas.

Comment se passe la mise en place de l'intercommunalité ?

Nous avons eu notre toute première réunion, il y a une semaine. Cela s'est fait dans l'écoute des uns et des autres et dans la bonne humeur. Je trouve la vision de notre président intéressante, à savoir qu'Aqta ne se substitue pas à ce qui fonctionne bien dans les communes, mais qu'elle vient en complément avec des actions d'intérêt communautaire. Certaines sont obligatoires, d'autres optionnelles. À nous de définir notre intérêt communautaire.

Quel est le coût de fonctionnement d'Aqta ?
Aqta aura 120 millions d'euros de budget annuel, dont 53 millions en fonctionnement et le reste en investissement. Là aussi, c'est un tout début et c'est un sujet dont il sera plus facile de parler quand nous aurons le recul d'une année de fonctionnement.

Dans quels domaines, Aqta va intervenir ?
Nous avons plusieurs grands chantiers dont la prise en charge du pôle multimodal de la gare d'Auray, sujet stratégique pour tout le pays. Il y aura aussi la prise en charge par l'intercommunalité de tout ce que géraient autrefois différents syndicats : assainissement, eaux usées, gestion des déchets, protection des milieux, etc.

Y'a t-il un sujet qui touche spécifiquement Quiberon ?
Oui, je vais m'intéresser de très près à la stratégie numérique et l'installation de la fibre optique. La desserte de Belle-Ile est en cours, et nous, parce que nous n'étions pas en intercommunalité, n'étions pas prévus. Je suis en pourparlers avec le Sdem (Syndicat départemental d'énergies du Morbihan) pour faire bouger les choses.

Aqta va-t-elle être une bonne chose pour Quiberon ?
Je ne poserais pas la question comme ça. Nous n'avons pas eu le choix d'y aller ou pas. Nous y sommes. Faisons le maximum pour que cela nous soit profitable. Prenons-y toute notre place, soyons-en acteurs, pas à pas, dans une construction lente et raisonnée.

Aqta, les élus se forment et s'informent

Télégramme du 24 mai 2014
Véronique Le Bagousse

« Tout l'enjeu est de voir comment collectivement on peut mettre en place des politiques tout en laissant faire les interlocuteurs », s'est efforcé de démontrer le président devant son auditoire.

Fraîchement débarqués dans leurs nouvelles fonctions, les élus d'Auray Quiberon terre Atlantique étaient réunis hier à Erdeven pour une journée de formation et d'information.

Si quelques élus maîtrisent assez bien les rouages des collectivités locales, ce n'est pas le cas de tous, et l'on pourrait même dire de la grande majorité. « Nous avons voulu mettre tout à plat. Poser les cases dans lesquelles nous allons travailler », explique Philippe Le Ray, le président d'Aqta à l'issue de cette journée organisée dans les locaux du village vacances de Keravel à Erdeven. Réunis autour de leur président, 53 des 56 élus ont commencé à travailler ensemble. « Il faut que l'on sache quelle direction prendre, mais surtout, quels sont les moyens humains, techniques et financiers dont on dispose », a poursuivi Philippe Le Ray. Pour une quarantaine d'élus, il s'agit du baptême du feu, d'une première fonction élective. Et pour eux la formation est une nécessité. Pour les autres, une piqûre de rappel n'est pas inutile.

Quatre grands thèmes
La journée s'est articulée autour de quatre ateliers thématiques : les services à la population, le développement économique, les infrastructures et l'environnement et enfin, les finances.

Un bel éventail permettant de balayer un grand nombre de questions concernant les services de la communauté de commune. Cette sorte d'état des lieux avait pour objectif de préparer l'organisation de demain, de réaliser une ébauche de la feuille de route pour le mandat, de définir les compétences obligatoires, mais aussi optionnelles. « L'obligatoire ça ne se discute pas. En revanche, toutes les compétences optionnelles sont, elles, à mettre en place en concertation avec les acteurs de la société civile. C'est avec elles que nous bâtiront les projets. Mais il faut bien avoir en tête les contraintes qui sont les nôtres et notamment les moyens humains. Les 24 communes comptent 1.600 agents alors qu'Aqta n'en comptabilise que 130. On voit tout de suite les limites de nos possibilités ». Certaines compétences pourraient donc être dans un premier temps rétrocédées aux communes, « quitte à ce qu'en fin de mandat on puisse éventuellement les reprendre », assure Dominique Riguidel, chargé des finances.

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