08/08/2013
140.000 cercueils russes ?
Pompes funèbres Générales "part" à l'étranger...
Les 5.500 collaborateurs ne doivent pas être à la fête, leur affaire vient d'être vendue au fond russe Pamplona !
Sale affaire pour Montebourg, qui laisse ainsi filer une affaire en bonne forme...
Le slogan d'un concurrent américain était : "Mourrez, nous ferons le reste !"
OGF, le leader français des pompes funèbres, passe sous contrôle russe
Les Echos du 8 août 2013
Par Philippe Bertrand
Le groupe qui détient les Pompes Funèbres Générales a été vendu 900 millions d'euros.
Le fonds russe Pamplona succède à Astorg Partners.
Le leader français des pompes funèbres passe sous contrôle russe. Pour insolite qu'elle soit, l'information n'a pas de quoi faire se retourner quiconque dans sa tombe. OGF, plus connu sous sa marque Pompes Funèbres Générales, est certes une institution née en 1884 qui organise 120.000 obsèques par an. Mais l'entreprise qui a racheté plusieurs concurrents plus petits au fil des ans, dont, à l'entre-deux-guerres, Roblot et Henri de Borniol, est déjà passée entre de nombreuses mains. Elle appartenait dans les années 1980 à la Lyonnaise des Eaux, avant d'entrer dans le giron du leader mondial, l'américain SCI, en 1995, qui après fusion la revendra en 2004 au management et à une série de fonds conseillés par un autre américain, Vestar Capital Partners. Astorg Partners entrera dans le tour de table et deviendra majoritaire en 2007.
C'est lui qui, aujourd'hui, opère une sortie au profit de son homologue russe Pamplona. Selon nos informations, l'opération, dont la rumeur courrait depuis plusieurs jours, a été avalisée hier tant à Moscou qu'à Paris. Les concurrents de Pamplona étaient TDR et CVC. Le montant de la transaction s'élèverait à 900 millions d'euros. Selon une source proche du dossier, le management restera en place et sa position serait confortée par le fait que la centaine de cadres du groupe conserveraient entre 15 % et 20 % du capital.
100 monuments, 140.000 cercueils
OGF a réalisé au cours de l'exercice clos en mars 2012 un chiffre d'affaires de 533 millions d'euros. L'entreprise emploie 5.500 collaborateurs. Le groupe qui a réalisé près de 30 acquisitions depuis 2007 est présent à toutes les étapes de la chaîne des services funéraires. Il propose un catalogue de plus de 100 monuments, produit chaque année, dans deux usines, 140.000 cercueils - made in France, précise le site de la société - et, surtout, a obtenu la délégation de gestion de plus de 51 crématoriums, soit la moitié du parc français privé. OGF propose également des produits de prévoyance, dont le fameux Testament Obsèques dont il fut le précurseur dans les années 1970.
Selon un expert, l'entreprise dispose encore d'un potentiel de croissance. Le marché des funérailles pèse plus de 3 milliards d'euros en France. Alors que le nombre de décès oscille bon an mal an entre 530.000 et 540.000, le chiffre d'affaires des sociétés de pompes funèbres a ainsi bondi de 20 % entre 2006 et 2011, toujours selon l'Insee ; La crémation (30 % des obsèques) est de plus en plus choisie par les familles. Selon les spécialistes, des développements « marketing » surfant sur la vogue des rites ethniques pourraient mêmes être imaginés.
Philippe Bertrand
Anne Drif
Commentaires
Ah bon !
alors d'après vous les cercueil proviennent du pays du gestionnaire.
Donc si je suis votre raisonnement (s'il y a quelque raison dans votre texte) les cercueils provenaient
depuis quelques années des USA, pays de Astorg Partners.
Écrit par : Connie la crevette | 09/08/2013
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