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23/03/2013

Les "tablettes" sont en train de couler "les liseuses"...

La lecture "numérique", lorsqu'elle est bien organisée, prend sa part de marché dans la Presse, l'édition et surtout dans les "entreprises" !

L'explosion de la vente de "tablettes" enregistrée en 2012, prévisible en 2013 risque de révolutionner les usages numériques des français et entrainer une régression des modes écrits dans la Presse et l'Edition.

Le décollage est particulièrement sensible dans les organes de Presse, qui ont anticipé : Le Figaro, Le Monde et Les Echos. L'arrivée des Apps "gratuites" sur Ipad, Tablettes Androïd et Windows 8 risque d'accélérer le processus...

Dans l'édition, où règne encore un oligopole assez fermé, la "liseuse" est dépendante de la "librairie" offerte par son éco-système. L'absence de normalisation du format d'enregistrement nuit fortement à la diffusion de livres numériques. L'influence de GOOGLE, qui détient le plus gros stock mondial de livres numériques, est encore "illisible"... à quand l'ouverture de ce marché, très franco-français ?

En entreprise, où l'on sait "compter", le saut est déjà visible : l'e-mail remplace le "papier, car il est facile d'utilisation...
Le vrai "marché", qui pèse des centaines de milliers d'emplois, est celui de la dématérialisation et de son organisation productive, celui du tout "immatériel", qui correspond bien aux tendances actuelles des nouveaux logiciels informatiques et du stockage "en nuage"...
Microsoft est bien placé, puisqu'il alimente le marché de la saisie avec la suite OFFICE et celui du stockage avec AZURE. Là encore la "normalisation" est un facteur productif, à condition de détenir le parc de saisie "mondial" ! Le PC est, pour l'instant, très supérieur à la "tablette" en matière d'ergonomie et de productivité...

Sur ce marché du "numérique", l'organisation et la "normalisation" sont ici incontournables !


Le numérique amortit le recul des quotidiens
Les Echos du 21 mars 2013
Fabienne Schmitt

Le poids de la diffusion numérique dans la diffusion France payée des journaux nationaux atteint 3,5 %.
Dans un contexte difficile pour la presse en général, les quotidiens nationaux d'information générale ont réussi à limiter globalement la baisse de leurs ventes en 2012. Certes, les ventes au numéro ont été mauvaises, mais les abonnements et les ventes numériques ont permis d'amortir le choc. Ces titres affichent ainsi une diffusion stable l'an passé. Pour le monde en crise de la presse écrite, il y a donc tout de même de bonnes nouvelles.

L'année 2012, dont l'OJD dévoile les principales tendances en termes de ventes ce matin à l'occasion de sa grand-messe annuelle, a ainsi été marquée par l'essor des ventes numériques des titres. Elles correspondent aux ventes faites via les applications des journaux sur smartphones, tablettes ainsi que via les kiosques numériques (ePresse, lekiosk, Zinio…).

« Aujourd'hui, les diffusions numériques commencent à prendre du sens dans les ventes payées des journaux. C'est surtout vrai pour les quotidiens nationaux. La presse magazine s'est, elle, moins développée », résume Sophie Renaud, directrice de l'expertise presse de Carat. Le poids de la diffusion numérique dans la diffusion France payée de la presse magazine n'est que de 0,4 %, contre 3,5 % pour les journaux nationaux. Sur l'ensemble de l'année 2012, la progression des ventes numériques des quotidiens nationaux atteint 71 %. « "Le Monde", "Libération" et "Les Echos" tirent la diffusion numérique des quotidiens », note Sophie Renaud.

Manque à gagner

C'est « Le Monde » qui enregistre en 2012 la plus forte progression de ses ventes numériques, avec 8.957 exemplaires vendus en plus par jour par rapport à 2011, pour un total de 25.820 exemplaires quotidiens. Devant « Les Echos », deuxième meilleure vente numérique (9.819 par jour en moyenne), et « Libération », au troisième rang (8.899 ). Tous les quotidiens ne suivent pas la même évolution. Il reste ainsi encore du chemin à parcourir pour « Aujourd'hui en France », qui ne totalise que 58 exemplaires numériques vendus en 2012. Mais c'est toujours mieux que les 2 exemplaires vendus en 2011 ! Pis encore, « L'Humanité » ne compte que 4 exemplaires numériques en 2012 (aucun en 2011).

Le fonds de 60 millions d'euros abondé par Google et destiné à financer les projets numériques des titres de presse pourrait aider ces titres à afficher de meilleurs résultats l'année prochaine. Surtout, pour plusieurs titres, les ventes numériques ont permis d'afficher des ventes totales France en hausse d'une année sur l'autre. C'est le cas du « Figaro », des « Echos » de « Libération » et aussi de « La Croix ». Tous afficheraient une diffusion France payée en recul en 2012, si l'on enlevait leurs ventes numériques.

Reste cependant une équation de taille à résoudre : celle de la publicité. Car ce n'est pas le tout de réussir à maintenir ses ventes ou de les faire progresser, encore faut-il pouvoir les monétiser. Or, pour ceux qui progressent, le chiffre d'affaires publicitaire ne suit pas. D'où la tendance des quotidiens à augmenter leur prix de vente ces dernières années.
Fabienne Schmitt

Les titres d’information générale ont résisté en 2012
Le Figaro du 22 mars 2013

Les ventes de journaux numériques pèsent 3,5 % de la diffusion des quotidiens nationaux.
PRESSE Les ventes de la presse grand public ont baissé de 3,76 % en 2012, selon les données divulguées jeudi par l’OJD, l’organe de contrôle de la presse. Un recul plus marqué qu’en 2011 (-2,26%) mais qui reste contenu alors que la distribution des journaux a été perturbée par les conflits de la messagerie Presstalis.
Les Français ont acheté un peu moins de 4 milliards d’exemplaires de presse l’an passé, dont 43 % de magazines, 37,5 % de quotidiens régionaux et 12 % de quotidiens nationaux. À l’exception notable de la presse quotidienne du septième jour, toutes les familles de presse ont reculé. Globalement, les baisses sont nettement plus marquées pour les magazines à centre d’intérêt. Les Français, connus pour être de gros consommateurs de magazines, ont manifestement réduit leur panier moyen, à la fois pour des raisons économiques et parce qu’ils ont toujours plus souvent le réflexe de chercher des informations sur leurs passions sur Internet. La chute de diffusion a atteint jusqu’à 33,5 % pour la presse informatique, la première à avoir basculé sur Internet mais aussi en raison de l’arrêt de nombreux titres. Pour les mêmes raisons, la presse photo-cinéma-vidéo-musique a reculé de 12,1 %. Les autres segments les plus touchés sont les titres sportifs (-9,8 %), cuisine (-8,4 %), people (-8,3 %), voyage (-8 %), famille (-7,3 %) et masculins (-5,6 %). Les titres de presse télé et les féminins, qui sont avec les news magazines les plus gros tirages en volume, ont limité leur recul à 3,4 %.

A contrario, les titres d’information générale résistent beaucoup mieux. Les diffusions des quotidiens nationaux et régionaux ou des news magazines ont ainsi limité leur érosion entre 2 % et 4 %. La presse quotidienne nationale, en recul de 7,8 % avec la disparition de La Tribune et de France Soir, a davantage souffert que la presse quotidienne régionale (-2,3 %). Une baisse largement imputable à la chute des ventes au numéro (en kiosque) mais compensée par les ventes numériques. L’an dernier, la part de ces dernières a atteint 3,5 % de la diffusion des quotidiens nationaux. Elle était de près de 9 % pour Le Monde, 8% pour Les Échos et 7,5 % pour Libération. Elle a commencé à prendre son essor pour La Croix (3 % des ventes) ou pour Le Figaro (2,2 %), mais reste très marginale pour Aujourd’hui en France (58 exemplaires numériques vendus en moyenne).
Lefigaro.fr distingué

À l’occasion de sa grand-messe annuelle, l’OJD a par ailleurs décerné 18 étoiles qui récompensent les meilleures performances. Le quotidien économique Les Échos s’est notamment distingué avec deux étoiles. La première pour le dynamisme de sa diffusion en 2012, en progression de 3,3 %, et la seconde pour la constance dans le succès depuis 2008, puisque ses ventes sur cette période ont gagné 2 370 exemplaires. L’Équipe et Public ont également reçu chacun une étoile pour leurs applications mobiles. Enfin, le succès du figaro.fr a une fois de plus été salué, avec deux étoiles récompensant la progression du nombre des visites du site en 2012 et la constance de son succès depuis 2008, le site du Figaro ayant gagné plus de 331 millions de visites sur la période.

Le papier supplanté par les e-mails dans les entreprises
Le Monde Informatique du 22 mars 2013

La dématérialisation est devenue reine dans les organisations. Les flux papier régressent selon le dernier baromètre du CXP.
Le papier se meurt, le papier est presque mort. Les flux papier en relation avec les clients au sein des entreprises sont en nette régression avec seulement 32% de la totalité des flux. Le papier est ainsi, désormais, derrière les flux e-mails (43% des flux en relation avec les clients). C'est le premier enseignement du dernier Baromètre CXP sur le sujet de l'optimisation des processus clients par la dématérialisation des flux.

Comme de nombreux flux entrants en provenance des clients sont encore en format papier ou assimilé (fax...), la dématérialisation a encore le vent en poupe. Ainsi 70% des entreprises répondantes à l'enquête du CXP veulent mener une dématérialisation des flux papier entrant pour la circulation interne de ces documents, 57% y procèdent déjà.

Accroitre l'automatisation
75% des organisations déjà équipées de telles solutions veulent poursuivre et aller plus loin, notamment en accroissant l'automatisation. La mutualisation des processus de dématérialisation est encore minoritaire mais significative : 29% des entreprises ont recours à des centres de services partagés, internes ou externalisés.

Productivité et réduction de coûts sont les motifs les plus avancés
. Cette dématérialisation, notamment, facilite l'intégration des flux dans les workflows et les systèmes de GRC.

Les ventes de livres numériques toujours en hausse
Les Numériques du 21 mars 2013

500 000 liseuses d'ici fin 2013
Par Marine Goy
Les ventes de liseuses ont doublé avec désormais un parc installé estimé à 500 000 pièces ; c'est ce que révèle la toute nouvelle étude de GfK.

Si dans un contexte de crise, le marché du livre n'a pas échappé à l'érosion de sa valeur (-1,7%), accompagnée d'un recul des actes d'achats de -3,2% en 2012, les ventes de livres électroniques ne s'en sortent pas si mal. Secteur encore en devenir, les ventes de liseuses atteindront 500 000 pièces d'ici fin 2013. Une croissance, certes, mais frileuse tout de même. Pour mémoire, en 2012 la même étude GfK comptabilisait 300 000 liseuses vendues dans l'Hexagone. Sans surprise, parmi les appareils destinés à la lecture, la tablette enregistre un sprint de croissance avec 3,6 millions d'unités vendues en 2012 contre 1,5 million en 2011.

Bien que la technologie d'encre électronique des liseuses apporte un confort de lecture sans équivalent ,contrairement au rétroéclairage des tablettes, fatigant pour les yeux, les consommateurs semblent davantage séduits par l'attrait de ces dernières. La tablette réunit tous les besoins numériques en un seul lieu quand la liseuse est spécifiquement destinée à la lecture des livres et des journaux. Par ailleurs, l'émergence des tablettes low-cost à moins de 100 €, quand la moyenne des prix des livres numériques se situe aux alentours des 120 € (pour les modèles récents), n'a pas aidé les liseuses à s'imposer sur le marché.

Pourquoi tant de réticences ?
D'autres freins viennent se greffer à l'achat : l'offre de contenu, toujours à étoffer pour les ouvrages français, le prix encore trop élevé des eBooks, la crainte pour cause de DRM de ne pas pouvoir prêter facilement son ouvrage à un tiers, ou encore, tout simplement, l'attachement à l'objet du livre papier. Une étude sur le profil des lecteurs d'eBooks, réalisée par chapitre.com, révélait d'autres revendications : 22,4% des lecteurs recherchent davantage d'interactivité (recherche de définitions, renvoi du texte sur le web …) et 15% sont demandeurs de plus de contenu multimédia (animation, vidéo, audio …).

Côté offre de contenu numérique
GfK annonce 2 millions de téléchargements, soit une progression du chiffre d'affaires de 80%, ce qui représente 0,6% du marché total du livre. Cette part du livre numérique pourrait atteindre 3% en 2015. Si l'offre est encore insuffisante, elle va croissant elle aussi : Le Monde rappelait il y a peu que "Plus de 90% des 646 titres de la rentrée littéraire 2012 étaient disponibles en numérique, en même temps qu'en version papier, et ce de manière concomitante". Pourtant, les témoignages n'abondent pas tous dans le même sens. Lors de l’évènement Le Mobile lundi dernier, un porte-parole de Youbook déplorait que moins de 10% des ouvrages français sont numérisés. Par ailleurs, lors de la journée du livre numérique, des intervenants s'accordaient à dire que sur 600 000 livres, seulement 1/6 est disponible en version numérique.
Pour couronner le tout, si la France défend un taux de TVA réduit, Bruxelles ne l'entend pas de cette oreille. Actuellement, et depuis 2011, le taux de TVA en France, est aligné sur celui des livres physiques, à savoir de 7% ; ce qui est contraire aux textes européens selon lesquels les "eBooks", directement assimilés aux services en ligne, ne peuvent être éligibles aux taux réduits et doivent être taxés au taux normal (soit 19,6%, en France).

Pour François Klipfel, directeur général adjoint du cabinet d'étude GfK Consumer Choices France, "le potentiel reste élevé. Au total, depuis l'introduction des liseuses sur le marché français en 2010, nous comptabiliserons près de 1 million de liseuses d'ici la fin de cette année et près de 25 millions de devices destinés à la consultation de livre numérique en 2013". Des chiffres astronomiques puisqu'ils englobent smartphones, PC portables, tablettes et liseuses. Il n'en reste pas moins que, pour l'instant, si les liseuses gagnent quelques parts de marché, elles restent encore un marché de niche contrairement aux autres appareils plus mass market.

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