02/02/2013
Investissements publics et privés...
Le marché immobilier reflète la santé économique du Pays !
L'année 2013, comme l'année 2012 sera une année, où les anticipations des agents économiques seront prudentes... le marché immobilier se contracte, parce que les perspectives économiques à moyen terme sont médiocres !
Contraste avec les projets du Conseil Régional, qui continue à investir massivement dans les grands projets de transport : TGV et TER, qui aujourd'hui ont la priorité sur les investissements routiers, financés par les départements. L'argent consacré ainsi aux déplacements manqueront aux infrastructures de communication, notamment en fibre optique...
Le déplacement physique, priorité sur le déplacement virtuel... un choix peut être mal calibré !
Ce qui est certain, c'est que le secteur de la construction risque de boire une sacrée tasse en 2013... puisque les achats de terrain sont en forte baisse... un très mauvais point pour l'économie bretonne, qui repose sur l'agriculture, les industries agro-alimentaires et la construction...
A force de privilégier l'investissement public, dont les incidences économiques sont obligatoirement tardives, l'investissement "privé" décroche avec des conséquences immédiates sur l'emploi ! Le "pilote" de la Région est en train de rater la piste !
Budget régional de Bretagne, l'investissement s'envole
Télégramme du 29 janvier 2013
Alain Le Bloas
Le budget régional 2013 atteindra 1,335milliard, soit une hausse de 6,8% en un an. Avant qu'il soit soumis au vote, en fin de semaine prochaine, le président Massiot et le rapporteur général du budget brossent les grandes lignes de leurs propositions.
«C'est un budget caractérisé par le soutien marqué à l'investissement, qui augmente de 13%, note le président.Il s'inscrit dans une série 2013-2018 au cours de laquelle les dépenses d'investissement représenteront 2,9 milliards, soit 45% de plus que pendant la période précédente».
Le prix du fer
Ce bond n'est pas une surprise. La Région s'y prépare depuis 2005 avec, en ligne de mire, le financement du projet ferroviaire Bretagne à Grande Vitesse. Ce projet représentera 160 millions de dépenses cette année, tandis que le TER atteindra 130 millions (essentiellement pour l'acquisition de nouvelles rames). Outre le chemin de fer, le démarrage du plan Bretagne numérique, les travaux du port de Brest et les nouvelles technologies vont aussi contribuer à la dépense d'investissement qui atteindra, au total, 578 millions. Pour Pierrick Massiot, ce budget amorce un «volontarisme à double détente» qui va, à court terme, soutenir l'activité et l'emploi.
Fonctionnement: moins que l'inflation
La difficulté est d'engager cette phase d'investissement au moment où les recettes régionales sont en quasi-stagnation: les recettes fiscales propres sont minces (14% du total) et à leur maximum, tandis que les versements de l'État n'augmentent pas. Dans ces conditions, les dépenses de fonctionnement sont forcément limitées: elles n'augmenteront que de 1,6%, «une évolution inférieure au taux prévisionnel d'inflation», souligne le rapporteur du budget, Christian Guyonvarc'h.
Reste 300 M€ à trouver
Mais évidemment, l'emprunt devra être mis à contribution, à hauteur d'un milliard d'ici 2018. «Il reste 300 millions à trouver, précise le rapporteur. Nous travaillons sur des hypothèses hors circuit bancaire. Notre souhait est d'attirer des investisseurs hors Bretagne, de manière à ne pas assécher l'épargne bretonne dont les entreprises et le logement ont besoin». Pour les séduire, la Région devra afficher une santé financière suffisante pour inspirer la confiance. Deux agences de notation ont été chargées de l'évaluation. Sans doute jugeront-elles que le rythme d'augmentation de l'emprunt breton est un aspect négatif mais qu'a contrario, le niveau actuel d'endettement (le plus bas de France) est un très bon point. Réponse le mois prochain.
Immobilier en Morbihan, le marché atterrit après deux très belles années
Télégramme du 2 février 2013
Moins de ventes, et des prix qui se calment... Voilà la tendance du marché immobilier dans le Morbihan en 2012. Pour 2013, il devrait se tenir, si les taux restent bas.
Après deux années exceptionnelles dans le Morbihan en termes de volumes (2010 et 2011), la chambre des notaires constate une baisse des ventes en 2012, tous types de biens confondus : -18 % pour les appartements anciens, -27 % en neuf, -14 % pour les maisons anciennes.
Deux explications avancées par M e Jean-Philippe Redo, président de la chambre des notaires : « La fin du prêt à taux zéro qui a écarté du marché de nombreux primo-accédants et la fin annoncée des avantages de la loi Scellier qui a pénalisé le neuf ». Pour les terrains à bâtir, la baisse de volumes des ventes est plus forte encore : -39 %. Un phénomène dû, d'une part, à la loi Littoral, qui réduit les possibilités de terrains à bâtir, et d'autre part, à la volonté politique de maîtrise foncière à Vannes et surtout Lorient.
Stabilisation voire baisse des prix
Par effet mécanique, la pression de la demande se relâchant, les prix se sont stabilisés dans le département, voire ont reculé sur les douze derniers mois : -6,5 % pour les appartements neufs et -2,5 % pour l'ancien ; -2,7 % pour les maisons. En revanche, la raréfaction des terrains a fait monter leur prix : +9,1 %. L'évolution des prix sur cinq ans est variable selon les biens : -3,6 % pour les appartements neufs et+3,8 % pour l'ancien ; +23 % pour les terrains et 0 % pour les maisons. Mais sur les dix dernières années, les plus-values restent très belles : +63,3 % pour les appartements neufs et +60,4 % pour l'ancien ;+110 % pour les terrains et+71,6 % pour les maisons. « Globalement la prise de plus-value s'est faite entre 2002 et2007, dit Me Xavier Chabran, notaire à Vannes. Depuis cinq ans, le marché s'est posé. Si on a acheté il y a cinq ans, on a même un risque de moins-value ».
2013 : « Tant qu'on aura des taux bas »...
À quoi faut-il s'attendre pour 2013 ? Les notaires du Morbihan ont beau regarder dans leur boule de cristal, il est difficile de faire un pronostic. « Tant qu'on aura des taux d'intérêts bas, on a l'espoir que le marché se tienne, dit Me Chabran. S'ils augmentent, on sera plus inquiet. On attend aussi les mesures fiscales pour le neuf. On a besoin de lisibilité et de stabilité fiscale, sachant aussi que le facteur psychologique compte beaucoup ».
Immobilier, stabilité des prix à Vannes en 2012
Télégramme du 2 février 2013
0 % de hausse pour les maisons et appartements anciens... Les prix sur Vannes sont restés stables en 2012. Sur les dix dernières années, ils ont grimpé de 55 % et 58,8 %.
Que dit le baromètre 2012 de l'immobilier livré par la chambre des notaires du Morbihan ? Dans une tendance générale baissière (lire aussi en page Morbihan), Vannes ne s'en tire pas trop mal avec une évolution des prix de 0 % sur un an, tant pour les appartements anciens (2.251€/m²) que pour les maisons anciennes. Les prix médians sont respectivement de 115.000 € et de 270.000 €. La raréfaction du foncier fait que les nouveaux terrains à vendre sont issus de divisions de jardins. Pour les maisons, le marché reste tendu et s'efforce de résister malgré la baisse des volumes de vente de 25 %. En revanche, sur les cinq dernières années, la baisse se fait sentir. Davantage pour les appartements anciens (-7 %) que pour les maisons anciennes (-1,9 %). Mais globalement sur les dix dernières années, les prix ont grimpé de 55 % et 58,8 %.
Quartiers ouest : +4,4 %
L'analyse par quartier fait apparaître des divergences sur l'évolution du prix médian des appartements anciens au m² sur 12 mois : +4,4 % (2.270 €) pour l'Ouest de la ville ; mais -5,9 % (2.220 €) pour le centre-ville et -5,2 % (2.150 €) pour l'Est de Vannes. « La dépréciation du centre-ville s'explique par les problèmes d'accessibilité en voiture et les rénovations des appartements avec des mises aux normes coûteuses », dit Me Xavier Chabran, notaire à Vannes. En neuf, à Ménimur, quartier en pleine réhabilitation, le m² sur le nouveau projet Patio Verde est à 2.476€ le m².
61 % des acquéreurs ont plus de 45 ans
Les statistiques fournies par la chambre des notaires donnent des indications précises sur l'origine des acquéreurs : 34 % viennent de Vannes même, 37 % du Morbihan, 5 % de la région Bretagne, 12 % de l'Ile de France et 11 % du reste de l'hexagone. 31 % des acheteurs ont entre 45 et 59 ans, 30 % ont 60 ans et plus. Les jeunes actifs de 30 à 44 ans représentent 27 % et les moins de 30 ans 11 %. « Sur Vannes, ce sont les retraités à la recherche de proximité des services qui dynamisent le marché. Ils interviennent dans 40 % des transactions d'appartements, dit Xavier Chabran.
Les jeunes écartés par la fin du prêt à taux zéro s'orientent vers la construction en périphérie quand ils trouvent un terrain ».
Theix et Saint-Avé prisées
Sur le pays de Vannes, le prix des maisons anciennes s'effrite légèrement : -1,5 % sur un an soit 182.300€ en prix médian. Celui des appartements neufs chute de -7,6 % (142.300 €). Deux communes sont très prisées : Saint-Avé et Theix. Une maison ancienne s'y achète respectivement aux prix de 242.100 € et 240.000 €, soit +8,6 % et +13,2 % de hausse ! L'écart par rapport aux prix vannetais est de 12 %.
Commentaires
Ah ces crétins de bretons qui n'ont même pas été fichus de vous élire aux dernières cantonales . Nulle doute que sous votre direction tout irait beaucoup mieux ! ! !
Écrit par : johan | 02/02/2013
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