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05/11/2011

Librairies et médiathèques ? Dans l'oeil du cyclone ?

Les folies de nos élus seront un jour ou l'autre "insupportables" !

Carnac et Saint Pierre sont dans le même wagon : des dépenses inconsidérées pour détenir une "médiathèque" high tech ! avec en corrolaire des dépenses de fonctionnement, qui seraient mieux affectées à des besoins fonfamentaux.

L'arrivée de e-books, avec maintenant l'accord unanime des éditeurs français, fera autant de "ravages" dans le papier que la "musique dématérialisée".
Le circuit court "éditeur-client final à domicile" remportera la guerre et nos élus "pleureuront" sur les investissements inutiles.

Vive l'impôt communal, mais affecté à des dépenses utiles...


Amazon lance un service de prêt de livres numériques
01 net du 3 novembre 2011
Aux Etats-Unis, les détenteurs d’un Kindle abonnés au service Prime ont désormais accès à une bibliothèque d’e-books. Ils peuvent emprunter un livre par mois, à choisir parmi 5 000 titres.

Amazon se lance dans le prêt de livres numériques. Sa bibliothèque, ouverte à tous les modèles de liseuses Kindle, n'est pour l’instant disponible qu’aux Etats-Unis, dans le cadre de l’abonnement Prime. Pour 79 dollars par an, ce dernier proposait déjà divers services tels que des films en streaming ou la livraison gratuite des articles achetés sur le site.

Sans surcoût, les abonnés ont désormais accès au Kindle Owners' Lending Library, qui compte plus de 5 000 livres numériques. Selon le cybermarchand, tous les genres de littérature y sont représentés, et l’on y trouve même certaines des meilleures ventes recensées par le New York Times.

Amazon autorise jusqu'à un emprunt par mois, sans limitation de durée. A chaque nouveau retrait, les droits d’accès au précédent e-book sont supprimés. Comme avec tous les ouvrages numériques lus sur le Kindle, les lecteurs peuvent annoter le texte et marquer des pages. Ces informations sont sauvegardées, et il est possible de les retrouver si l'on achète le livre par la suite ou qu'on l'emprunte une nouvelle fois.

Editeurs-libraires, chronique d'un divorce annoncé
Les Echos du 2 novembre 2011
Depuis l'automne, les éditeurs ont ouvert leurs catalogues de livres numérisés à leurs ennemis jurés d'hier, les géants américains Amazon, Google, Apple. Fragilisant encore un peu plus les libraires, maillon essentiel pour la diversité de l'offre éditoriale.
• Nathalie SILBERT

L'automne est la saison des prix littéraires. Selon un rituel bien rodé, à 13 heures, hier, chez Drouant, le célèbre restaurant de la place Gaillon à Paris, les jurés du Goncourt ont attribué leur prix à Alexis Jenni, pour son roman « L'art français de la guerre » (lire également page 15). Cette année, cependant, le petit monde de Saint-Germain-des-Prés n'était pas qu'entre soi. Après des années de résistance, Hachette Livre (Grasset, Stock, Fayard, etc.), Editis (Robert Laffont, XO, Belfond, etc.), Gallimard, Flammarion, Albin Michel et le Seuil se sont en effet résolus à confier leurs catalogues de livres numérisés à Amazon. Et l'ombre du géant de Seattle, invité par les éditeurs, planait hier sur le festin des jurés : pour la première fois, les Français pourront télécharger le roman récompensé par le Goncourt sur sa liseuse, le Kindle, disponible sur le marché hexagonal depuis le mois d'octobre. Avec à la clef des centaines d'exemplaires qui échapperont aux libraires. Serait-ce là un nouveau coup de canif dans le contrat de mariage passé par l'édition française avec la librairie ? Ou plutôt l'amorce d'un changement plus radical dans la relation indéfectible entre les deux partenaires ?
Depuis trente ans, ce n'est certes pas la première fois que ce couple traverse une crise. Alors que la loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre l'installait dans une relation privilégiée au nom de la défense du réseau de librairies indépendantes et du pluralisme éditorial, le contrat a régulièrement été écorné par l'irruption de nouveaux acteurs dans la vente de livres. Après avoir déjà subi la concurrence des clubs, à leur zénith dans les années 1970, les libraires ont d'abord vu débouler sur leurs plates-bandes hypers et supermarchés. En considérant Amélie Nothomb et autres auteurs de best-sellers comme un simple produit d'appel pour vendre des petits pois, les Carrefour, Auchan et Leclerc ont préempté une part significative du marché du livre. Ensuite, est venue l'offensive des enseignes culturelles comme la FNAC, Virgin ou Cultura. Enfin, l'explosion de l'e-commerce a fait basculer près de 10 % des ventes de livres papier sur les sites Internet de la FNAC et surtout d'Amazon, selon GfK.
Jusqu'ici, en dépit de ces secousses, éditeurs et libraires surmontaient ensemble les orages, les premiers témoignant d'une solidarité à toute épreuve à l'égard de ces partenaires indispensables pour lancer un premier roman ou défendre leur fonds.
L'avenir se joue maintenant
Mais changement de décor : en jouant à fond la carte du numérique depuis l'automne, les grandes maisons plongent les libraires, déjà fragilisés, dans un monde de l'e-book qui leur est totalement étranger. Le divorce est patent. Car Hachette, Editis, Flammarion, etc., ont déjà choisi de s'allier avec les titans américains du Net pour vendre leurs fichiers.

Pour les éditeurs, pas question en effet de rater ce virage alors que ces nouveaux entrants sur le marché du livre les menacent sur leur métier traditionnel. Aux Etats-Unis, Amazon ne vient-il pas de lancer sa propre maison d'édition, avec un message explicite lancé par l'un des hauts cadres du groupe dans le « New York Times » le mois dernier : « Seuls l'auteur et le lecteur comptent » ?

Pour la profession, l'avenir se joue maintenant. Et le succès des e-books aux Etats-Unis, où, en 2010, ils ont représenté environ 10 % du marché, contre moins de 1 % il y a trois ans, n'échappe pas aux éditeurs français. Grâce aux nouvelles technologies, ils espèrent, eux aussi, redynamiser des ventes stagnantes et conquérir des jeunes générations de lecteurs. La profession veut également répondre à la demande de plus en plus pressante des auteurs. « Si nous ne nous lancions pas, ils pourraient nous le reprocher », observe Antoine Gallimard, PDG des Editions Gallimard.

Dans cette logique, les maisons qui, il y a un an, étaient encore réticentes à mettre leur catalogue d'oeuvres numérisées sur l'iPad ont désormais rejoint avec enthousiasme la tablette d'Apple. Tout en pactisant avec Amazon, pour que leurs e-books soient téléchargeables sur le Kindle. Un éditeur résume ainsi la situation : « Signer avec Amazon était la priorité des priorités, car son métier est de vendre des livres et le client est au coeur de sa stratégie. » Hachette Livre et La Martinière ont également cédé aux sirènes de l'ennemi juré d'hier, Google, en lui confiant la numérisation de leurs ouvrages épuisés encore protégés par le droit d'auteur. Demain, lorsque la plate-forme de vente Google eBooks arrivera en France, ce sont des milliers de titres qui seront commercialisés, d'un clic, par le moteur de recherche.
Les maisons d'édition françaises souhaitent multiplier les partenariats dans la distribution, espérant contrebalancer la puissance des géants du Net américains. Et alors que la loi sur le prix unique du livre numérique garantit à tout le monde les mêmes conditions, c'est, selon elles, aux libraires de prendre leur destin en main pour s'adapter à cette nouvelle donne.

Ces derniers ont conscience du danger qui les menace. « Les éditeurs auraient pu attendre janvier, après les fêtes de Noël, pour se lancer dans le numérique », maugrée Matthieu de Montchalin, le président du Syndicat de la librairie française. De fait, le basculement vers la lecture numérique des best-sellers, notamment, pourrait être fatal à de nombreux points de vente déjà à peine rentables ou en déficit. L'état d'alerte est déclaré.
La FNAC, premier libraire de France, est prête à passer à l'offensive avant Noël, avec une nouvelle liseuse baptisée « Kobo by FNAC » misant sur le partenariat avec Kobo, numéro un au Canada du livre dématérialisé, pour éviter un nouvel échec après celui du Fnacbook. Actissia, propriétaire de France-Loisirs, et Virgin sont dans les starting-blocks. Au sein des grandes enseignes de la librairie indépendante, les initiatives pour monter dans le train du numérique fleurissent. « Pour nous en sortir, nous allons être obligés d'être plus inventifs et offensifs »,observe Olivier Renault, directeur de la librairie L'Arbre à Lettres dans le 14 e arrondissement parisien. Guillaume Decitre, PDG du réseau de librairies du même nom en Rhône-Alpes -poids lourd du secteur avec 1,5% des ventes de livres dans l'Hexagone -, prépare une « initiative d'envergure ». « Nous sommes à la tête du troisième site de vente de livres physiques par Internet en France », rappelle-t-il. Au Havre, La Galerne mise sur un nouveau site. « Mon objectif n'est pas de concurrencer Amazon mais de m'adresser à mes clients havrais pour être sûr qu'ils commandent aussi leurs livres en format numérique chez moi », explique son propriétaire, Serge Wanstok.

Pour Matthieu de Montchalin, dans le monde numérique, les libraires doivent mutualiser leurs moyens. Le président du SLF fonde de gros espoirs sur le projet de « nuage » autour du livre développé par Orange et SFR pour contrer Amazon et Apple. L'idée : permettre au lecteur de retrouver les livres choisis chez son libraire ou sur son site sur n'importe quel terminal. « Dans ce projet, chaque acteur a un rôle défini », explique-t-il. Les opérateurs télécoms géreront la bibliothèque, la technique et l'interface avec les lecteurs. Ils apporteront aussi leurs audiences. Les libraires, eux, se concentreront sur leur métier traditionnel de vendeurs de livres. Enfin, les éditeurs qui adhéreront apporteront leurs fichiers. Le projet est toutefois loin d'être abouti... Un dossier doit être déposé début novembre auprès de la commission du grand emprunt pour obtenir les 3 ou 5 millions nécessaires à des tests. Le lancement opérationnel, lui, n'aurait pas lieu avant la fin 2012. Dans le meilleur des cas...
Les librairies de quartier, les plus vulnérables, sont dépassées. Elles n'ont ni site Internet ni capacité d'investir, déjà écrasées par la hausse de leurs charges. Aux avant-postes des évolutions numériques, la maison Lavoisier, spécialisée dans les sciences et techniques, a ainsi fermé sa librairie fondée en 1947 : « On était arrivé à n'avoir plus que sept clients par jour contre sept tous les quarts d'heure dans le passé », explique Patrick Fenouil, son PDG, qui vient de lancer une librairie numérique. Un signe avant-coureur des menaces qui pèsent sur 25 à 30 % des petits libraires ?

La course à la visibilité sur Internet
Sous la pression de ces évolutions, le couple éditeur-libraire bat de l'aile. Mais la séparation n'est pas pour tout de suite. De fait, si certains imaginent que, dans cinq ans, les e-books, commercialisés de 20 % à 30 % moins cher que les livres papier, pourraient capter entre 10 % et 15 % des ventes de l'édition en France, personne ne sait à quel rythme le basculement va réellement s'opérer. « Le réseau de points de vente est beaucoup plus dense en France qu'aux Etats-Unis », observe Guillaume Decitre. Par ailleurs, l'offre numérique des éditeurs français est encore modeste : autour de 70.000 titres contre plus de 2 millions outre-Atlantique. Le comportement du lecteur reste lui aussi une inconnue. Il y a toutes les chances que les convertis au livre électronique continuent à acheter des ouvrages imprimés.
Et pour l'heure, les libraires indépendants pèsent encore 46 % dans le chiffre d'affaires de l'édition. En effectuant un travail de sélection et de conseil, ils représentent aussi un maillon essentiel pour la diversité de l'offre éditoriale. « Sans eux, on serait dans l'impasse pour vendre un roman qui ne brille ni par la peopolisation ni par la notoriété de son auteur », relève Manuel Carcassonne, chez Grasset. « Ils ont aussi un rôle clef à jouer dans l'exposition du fonds. En jouant la qualité et la diversité, ils resteront indispensables », souligne Olivier Bétourné, patron du Seuil, qui publiera en janvier son premier ouvrage exclusivement numérique, « Ah » d'Emma Reel...
Sur Internet, la notoriété sera un critère déterminant dans le choix du consommateur. Une situation anxiogène pour les petits éditeurs, qui craignent d'être désavantagés pour vendre leurs catalogues. « La visibilité sur Internet coûtera de plus en plus cher », observe Guy Delcourt, le PDG des Editions Delcourt, spécialisées dans la bande dessinée.

Tous ces arguments apportent de l'eau au moulin de Matthieu de Montchalin. « Les éditeurs ne doivent pas oublier que nous avons encore un intérêt commun », martèle-t-il. C'est pourquoi certains d'entre eux, comme le PDG du Seuil, proposent de relever le niveau de rémunération des libraires pour leur donner un ballon d'oxygène qui leur permette de survivre. Un appel qui n'a rien de philanthropique. Mais les éditeurs ont bien conscience que c'est le prix à payer pour que le ménage à trois avec le numérique soit supportable quelque temps encore...
NATHALIE SILBERT, Les Echos

Commentaires

D'où l'intérêt de l'intercommunalité pour rationaliser les coùts et mutualiser les pertes.

Écrit par : Ptiviec | 05/11/2011

Quelle démagogie ! Encore une fois ...

Les ebooks, OK. Combien de Saint Pierrois sont équipés de liseuse electronique pour les lire confortablement.
Quel est le prix du téléchargement d'un livre récent version numérique ? A quelques centimes près, le même qu'en version papier, c'est à dire 10,15,20,25 €, selon l'auteur et l'éditeur. Les ebooks gratuits ne concernent que nos bons vieux classiques ( au demeurant fort intéressants mais ps vraiment nouveaux ) et il faut jongler sur les formats proposés ( PDF, epub, kindle, etc...) pour se les procurer ou transiter par des logiciels de conversion qui ne sont pas forcément à la portée de tous.
Combien coûte un abonnement annuel à la médiathèque : 15 € pour une famille entière et accès libre à des quantités de livres, CD et DVD. Ce qui reste accessible, sans parler de la proximité. Tout le monde ne peut courrir à Carnac ou ailleurs pour emprunter un livre. Quant à la masse salariale de la médiathèque, vous déformez la réalité, en omettant volontairement, selon vos procédés tendancieux habituels, de mentionner la présence de bénévoles.
Alors Monsieur " jesuisrichemoimoimoi " pensez un peu aux autres dans vos élucubrations.
Vous nous promettez vraiment le bonheur pour tous en 2014 avec de tels arguments.

Écrit par : jcber | 05/11/2011

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