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10/05/2010

La "valse" des déchets !

Études sur les déchets, aucune piste n'est (re)jetée
Ouest France du vendredi 30 avril 2010


À l'avenir, le syndicat intercommunal envisage d'agrandir chaque déchetterie. Daniel Gentil, vice-président du syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon-Pluvigner.
Le syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon-Pluvigner planche actuellement sur la collecte et le traitement des déchets. Quatre études sont en cours. Objectif : optimiser et moderniser le service.
Une meilleure collecteau même prix, c'est l'objectif que s'est fixé le syndicat à court terme. « On a monté un cahier des charges avec éco-emballage. L'idée c'est de trouver tous les leviers pour maintenir les coûts et améliorer le service », explique Daniel Gentil, vice-président du syndicat mixte, chargé du dossier des déchets.

Différentes pistes sont envisagées. Il s'agirait notamment de ne plus limiter les tournées à la frontière des communes. « Jusque-là, les communes voulaient absolument connaître le tonnage d'ordures ramassées sur leur territoire. Le seul moyen d'y parvenir est de faire une tournée par commune. Du coup il arrive que le camion s'arrête à la frontière avec une autre commune, même si sa benne n'est pas pleine. Ca n'a pas de sens », remarque-t-il.

Mieux gérer les déchets
Outre la réorganisation des circuits de collecte, leurs fréquences pourraient également baisser. « En principe ça ne réduirait pas le tonnage mais ça entraînerait moins de frais et de charge ».

Reste aussi la question des colonnes de tri, où les gens viennent déposer le verre, le papier.... Il y en a 840 sur le secteur. On peut se demander si l'on ne devrait pas supprimer les apports volontaires et tout collecter ?

Une autre piste de réflexion est lancée sur la tarification. Pour inciter les gens à mieux gérer leurs déchets, une tarification avec une partie forfaitaire et une partie à la levée pourrait être mise en place. « C'est un scénario possible. Une réunion doit avoir lieu en juin pour qu'on choisisse ».

Des déchetteries plus grandes

Une autre étude actuellement en cours porte sur la requalification des six déchetteries du Pays. « On est en train de faire le point sur la situation. Depuis 2002, le tonnage des déchets n'a cessé d'augmenter. Il est passé de 31 000 tonnes à 42 000. Cela représente 57 % de la totalité des déchets récupérés », énumère Daniel Gentil.

À l'avenir, le syndicat ABQP envisage d'agrandir chaque déchetterie. Concrètement, cinq passeraient de 8 à 12 bennes et celle du Sclégen, à Crac'h, en aurait 14 pour permettre la collecte d'autant de matériaux différents. Cela signifie qu'il faudra agrandir les terrains. « On devra rallonger les plateformes et mettre en place un circuit précis pour éviter les manoeuvres. Ce projet-là implique des travaux de voierie, de l'achat de terrain... » annonce-t-il.

À Quiberon, il est question de créer une plateforme spécifique pour les professionnels. La question pourrait également être étudiée pour le sclégen. « Derrière tout ça, l'idée est d'éviter le plus possible les décharges sauvages ».

Si cette option est retenue par les élus, les travaux pourraient démarrer en 2011. L'idée, ensuite, serait de faire 2 déchetteries par an, pour un coût total de quelque 35 millions d'€.

L'usine d'incinérationde Plouharnel

C'est le très gros dossier des prochaines années. Certes, le pays d'Auray se situe parmi les bons élèves du département au niveau des déchets recyclés, mais « il y a un point ou on n'est pas bon, c'est l'usine d'incinération parce qu'elle n'a pas de valorisation énergétique », lâche Daniel Gentil.

Fin mai, la commission chargée des déchets doit se réunir. Trois pistes sont à l'étude. L'enfouissement, l'incinération avec récupération d'énergie, le tri mécano-organique comme à Vannes (ça fait baisser de 48 % la masse des ordures ménagères. Les 15 000 tonnes restantes pourraient alors être enfouies ou incinérées), ou encore la métanisation. « Pour ce projet-là on tourne autour des 35 millions d'€. Il faut donc bien réfléchir... pour les 20 prochaines années au moins ».

La question des îles

Actuellement, les déchets de Houat et Hoedic sont acheminés par barge de pêcheurs. Dès l'an prochain, la volonté du syndicat est d'y implanter des mini déchetteries et des plateformes de transformation. « Il faudrait que la mise en balle puisse se faire sur place. Cela nous permettrait d'optimiser les rotations ».


Christel MARTEEL


Petits pois ou déchets, même programme ! A défaut d'idée et de place, on "transporte" !

Déjà l'élevage est "suspect" aux environs de l'usine de Plouharnel, qui devrait être arrêtée dans 4 ans ! Hum, pour les élections municipales ?
Tout est finalement déjà écrit : ce qui a été fait doit être "amplifié", d'une part pour rester en pays connu et pour garder les emplois actuels (collecte, déchetterie, transporteurs, usine de Plouharnel). Il n'est aucunement mentionné le départ vers la Sarthe (département voisin, n'est-ce pas ?) de certains déchets...

Pourquoi envoyer les déchets "végétaux" à Crac'h ? pourquoi ne pas les traiter à côté de notre nouvelle station d'épuration, qui pourrait apporter elle-même des éléments de "compost" ?

Renforcer la sanction financière des gros apporteurs pour "réguler" les volumes !

Ah, économie libérale, quand tu nous tiens !

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