09/09/2015
Passerelle, Masters, l'éducation "à la française"...
Quiberon crée une "classe passerelle", l'UBS de Vannes perfectionne ses "masters" de gestion !
Pointe du Percho par Patrice Baissac
La vie d'étude s'allonge aujourd'hui par l'augmentation de la vie préscolaire et l'extension des études après le bac.
Préparer les petits (une vingtaine) de Quiberon à l'apprentissage scolaire consiste à prendre en charge au niveau communal, ce que les crêches avaient comme mission... L'avenir nous dira, si cette augmentation de la vie "préscolaire" (plus que la vie à Polytechnique !) est favorable au développement intellectuel de nos bambins !
"Masteriser" à la chaîne pose clairement la question de l'emploi de ces compétences sur le territoire du Morbihan et de la France entière.
A Quiberon, le Maire continue l'enlaidissement du quartier de Saint Julien, avec l'extension d'un bâtiment scolaire, qui viole de plus en plus la loi "littoral"... la circulation intensive est en train de "pourrir" la rue de la petite côte...alors que la déviation se fait toujours attendre !
Compte tenu de l'évolution de plus en plus rapide des métiers, est-il vraiment "pertinent" de "planifier" avec 20 ans d'avance les besoins "universels "et les besoins "spécialisés" de l'enseignement à la française ?
Saint-Julien, ouverture d'une classe Passerelle
Télégramme du 8 septembre 2015

Bernard Hilliet le maire, les élus, Corinne Gontard, inspectrice d'académie du premier degré visitaient lundi matin la toute nouvelle classe passerelle. (Au premier plan à gauche assises) Isabelle Martin directrice du multi-accueil et Delphine Le Mignon professeurs des écoles.
Le manque de place au multi-accueil, l'accueil scolaire des plus petits devenu inadapté, liste d'attente, classe en surnombre, s'appuyant sur des textes d'orientation à l'échelle nationale, le projet passerelle s'inscrit dans les priorités de l'Education nationale.
Ce projet est mené en partenariat avec la Caisse d'allocations familiales, la PMI (Protection maternelle et infantile) et la commune.
Il s'agit d'une réponse aux constats tirés du diagnostic du territoire.
Une classe Passerelle vient de voir le jour au pôle petite enfance de Saint-Julien.
28 nouveaux élèves
Cette classe est destinée à préparer les tout-petits à aller à l'école.
D'autant que cette année, la ville enregistre 28 élèves supplémentaires, soit une réponse cohérente à l'arrivée de ces nouvelles familles. Des installations de ces néoarrivants, favorisée par une baisse du foncier.
Bernard Hilliet, le maire et les élus, sont ravis. C'est en présence de Corinne Gontard, inspectrice d'académie du premier degré, qu'ils ont visité lundi matin la classe passerelle.
« Cela nous a fait très plaisir, c'était notre priorité, précise le maire, nous faisons tout pour maintenir les jeunes ménages, c'est plutôt prometteur et très réconfortant de voir autant d'enfants ».
Lundi matin, douze petits ont déjà pris possession des locaux provisoires, très spacieux, clairs et propres, et d'ici deux mois et demi, la nouvelle classe passerelle, de 160 m² -en cours de rénovation- pourra recevoir 20 petits, dans ses nouveaux locaux. Il y aura une salle d'activités, une de repos avec quatre chambres, un bureau, une salle du personnel et un local technique.
Libérer des places en crèche
« Cela va permettre le désengorgement de la crèche, libérant ainsi des places pour les bébés, et l'idée, précise Corinne Gontard, est d'accueillir des enfants qui ne sont ni à la crèche, ni chez une assistante maternelle, ni à l'école, une façon de les préparer à la vie collective, qui pourrait avoir une incidence sur tout le parcours scolaire.
Le but, termine-t-elle, est de pouvoir développer l'axe parentalité et associer pleinement les parents à l'action éducative ». Les enfants seront encadrés par un professeur des écoles, et de trois éducateurs jeunes enfants, d'où la création d'emplois supplémentaires à Quiberon.
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/morbihan/quiberon/saint-julien-ouverture-d-une-classe-passerelle-08-09-2015-10766303.php
UBS, 100 % de hausse des effectifs en économie gestion en deux ans
Télégramme du 8 septembre 2015
Stéphanie Le Bail

Patrick Le Mestre, doyen de la faculté de droit, des sciences économiques et gestion.
Les étudiants de première année de la faculté de droit des sciences économiques et de gestion ont fait leur rentrée hier matin. Le doyen, Patrick Le Mestre, note, cette année, une hausse des effectifs en économie et gestion.
Les effectifs de la faculté de droit, des sciences économiques et de gestion continuent-ils d'augmenter ?
Oui. Nous avons encore accueilli plus de nouveaux étudiants cette année. Le grand amphi de 500 places était archi plein pour la rentrée ce matin (NDLR : hier). En droit, il y avait eu une grosse arrivée il y a deux ans quand nous sommes entrés dans le nouveau bâtiment. Mais cette année, c'est dans le domaine des sciences économiques et de gestion que la hausse se fait sentir. En deux ans, les effectifs ont progressé de 100 % : nous sommes passés de 105 étudiants en 2013 à 230, cette année.
Comment expliquez-vous cette progression particulière en économie gestion ?
Il y a toujours l'effet du bâtiment neuf, mais notre classement y est pour beaucoup. Nous avons essentiellement des masters de gestion : nous avons de très bons taux de réussite et un important taux d'insertion professionnelle qui ont un impact sur les choix que font les étudiants. Notre faculté à taille humaine continue aussi de rassurer les étudiants et les parents.
Quelles sont les nouveautés de cette année universitaire ?
Nous continuons de travailler sur la professionnalisation de nos formations. Nous avons ouvert la deuxième année du master Marketing-vente par alternance. Nous avons réouvert le Diplôme universitaire Management opérationnel des petites entreprises pour les conjoints d'artisans. Nous proposons aussi désormais l'alternance dans les deux masters de droit de la faculté : les étudiants seront les deux premiers jours de la semaine en entreprise et le mercredi, jeudi, vendredi en cours à la fac. C'est ce que nous voulons développer.
Ces étudiants-là ont donc dû trouver une entreprise qui va les accueillir ?
Nous avons des partenaires que les étudiants pourront contacter. S'ils n'ont pas d'entreprise pour les accueillir, ils auront alors des travaux à mener et des projets d'études à réaliser. Nous signons jeudi une charte de parrainage entre le master 2 Juriste conseil des collectivités territoriales et l'association des maires et présidents d'établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) du Morbihan (AMPM) qui pourra peut-être aussi amener des collectivités à accueillir des étudiants de cette filière.
Y a-t-il des nouveautés dans la vie du campus ?
Nous relançons le parrainage. Cette année, les étudiants qui veulent être parrain et les filleuls doivent s'inscrire en ligne.
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/ubs-100-de-hausse-des-effectifs-en-economie-gestion-en-deux-ans-08-09-2015-10766319.php

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