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05/05/2015

Le "touriste", vu par la Région Bretagne et par le tribunal administratif de Rennes

La Région Bretagne enfonce encore "les portes ouvertes" !

Bretagne et le tourisme, nouvelle découpe.jpg

C'est tout de même beau de payer des impôts ! pour aboutir à des conclusions, illustrées par notre belle langue française !

"Terres océanes", "Cornouaille", "côte de granit rose", "les caps", les "portes de Bretagne", chaque "sous-région" a son épithète...

De l'autre, le tribunal administratif de Rennes refuse l'installation d'une pharmacie à Bangor, car Bangor ne compte que 932 habitants à l'année... la population saisonnière ne doit pas être prise en compte !

D'un côté le délire, de l'autre le bon sens ! Le "touriste" est un être unique !


 

Tourisme, la Bretagne s'offre un redécoupage territorial

 

Télégramme du  5 mai 2015

 

Alain Le Bloas

 

 Dix « destinations » définissent la nouvelle organisation territoriale du tourisme breton.

 

 

 

 

« Le but, c'est d'être plus efficace pour apporter plus de ressources, plus de richesses et plus d'emplois », résume Maria Vadillo, vice-présidente du conseil régional et présidente du Comité régional du tourisme, en rappelant que le secteur représente 8% du PIB régional. C'est une nouvelle carte dont les contours ne se superposent à aucun autre découpage et son ambition est de regrouper sur des territoires touristiquement homogènes des professionnels prêts à promouvoir, ensemble, des atouts partagés.

 

« Cela fait deux ans que nous travaillons sur ce chantier révolutionnaire et un peu risqué aussi puisqu'il s'agissait de s'affranchir des frontières administratives pour coller à la réalité du terrain », rappelle Maria Vadillo. Le risque ne s'est pas concrétisé : le projet a séduit communes, intercommunalités et leurs bras armés, les offices de tourisme. Seuls les conseils généraux se sont montrés réservés à l'égard de cette démarche iconoclaste qui effaçait les limites départementales et même régionales (les « frontaliers » péri-bretons de Basse-Normandie et des Pays-de-la-Loire ont rejoint le mouvement).

 

De la concurrence à la coopération

 

 L'une des étapes les plus délicates du projet aura été de dessiner la carte. « Elle est le résultat d'une étude scientifique menée à partir d'une enquête réalisée auprès des visiteurs », explique la présidente du CRT. Il a ensuite fallu en affiner les contours, commune par commune, en tenant compte des affinités et des proximités. Enfin, dernière étape de la mise en oeuvre du projet, les opérateurs touristiques publics et privés, se sont réparti les rôles pour mieux travailler ensemble sur les vrais territoires de projets qui venaient d'être créés. Désormais, fini la concurrence entre stations voisines se disputant les mêmes clients : la règle est la collaboration locale, associée à la complémentarité des destinations.

 

 D'autres mondes près de chez soi

 

 Les territoires sont à peine nés que déjà les projets émergent, se félicite l'élue. La première à dégainer aura été la destination Côte de granit rose-Baie de Morlaix, avec son opération de promotion coordonnée avec Brittany Ferries.

 

 Autre initiative de précurseur : Brocéliande aura été le premier territoire à unifier son accueil général sur un lieu et un numéro de téléphone, là il y en avait une quinzaine voici encore quelques semaines.

 

 Enfin, les acteurs bretons du tourisme comptent sur la nouvelle organisation pour faciliter les recherches de visiteurs dans leur quête de l'univers breton qui leur conviendra. Et, si le but est de valoriser les atouts de la région dans l'âpre compétition internationale, il s'agit aussi de séduire les Bretons eux-mêmes, qui bien souvent ignorent tout des charmes des autres mondes que leur région leur offre à portée de pique-nique.

 

Pratique

 

Le site de la Bretagne touristique (www.tourismebretagne.com) mettra en ligne, au mois de juin, la carte interactive de ces destinations.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/tourisme-dix-destinations-bretagne-05-05-2015-10617048.php

 

 

Tribunal administratif de Rennes, la requête d'installation de la deuxième pharmacie à Bangor rejetée

 

Télégramme du  5 mai 2015

 

Le tribunal administratif a rejeté la demande d'installation d'une deuxième pharmacie sur l'île, à Bangor, arguant que la population y était trop faible, et rejetant l'argument de la fréquentation touristique.

 

En décembre 2012, Pascal Buirette avait demandé le transfert de sa pharmacie de Morlaix vers Bangor. Cette demande avait été rejetée par l'Agence régionale de santé de Bretagne, tout comme celle de Mme Turban, qui avait sollicité une autorisation de création d'officine au Palais. L'affaire n'en était pas restée là : la pharmacie Pascal Buirette avait demandé l'annulation de l'arrêté du 2 avril 2013 par laquelle le directeur de l'Agence régionale de santé de Bretagne avait rejeté leur demande de transfert de licence de pharmacie du 2 rue de l'Aérodrome à Morlaix à la rue Arletty à Bangor, soutenant que la décision avait été précédée par un avis du préfet du Morbihan irrégulièrement sollicité et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, éludant la population saisonnière et que Belle-Ile-en-Mer, « qui regroupe quatre communes et doit être considérée dans son ensemble ».

 

Depuis 2012, Belle-Ile ne dispose en effet que d'une pharmacie pour 5.164 habitants. Les arguments de Pascal Buirette étaient les suivants : « La spécificité insulaire doit être prise en compte, l'unique officine ne répond pas aux besoins en médicaments de l'île » et « sa situation de monopole crée un risque d'abus et la population n'est pas libre de s'approvisionner ailleurs que sur le continent qu'elle ne peut rejoindre que par un trajet d'au moins 2 h 15 ».

 

 Le conseil régional de l'ordre des pharmaciens avait de son côté souligné l'intérêt « d'une nouvelle officine en position centrale de l'île, à Bangor, d'un accès aisé avec un grand parking et permettant une desserte plus aisée des communes de Locmaria et Sauzon ».

 

932 habitants à Bangor

 

 Le tribunal administratif de Rennes, qui était sollicité, a donné hier ses conclusions. Il en ressort que « si le nombre d'habitants recensés dans la commune où le transfert est envisagé est inférieur à 2.500, le directeur général de l'Agence régionale de santé est tenu de refuser la demande ». Or, Bangor compte 932 habitants, « sans qu'une référence ne soit possible à la population des communes alentour, même en cas d'insularité. La prise en compte éventuelle de la population saisonnière ne s'opère qu'en cas de transfert au sein d'une même commune et ne déroge pas aux quotas de population ». Pas de prise en compte de la population saisonnière

 

Considérant donc « que la fréquentation touristique, qui ne modifie pas les équilibres démographiques durablement, ne peut être regardée comme apportant une population comportant des besoins en médicaments auxquels le transfert d'officine de pharmacie doit permettre de répondre de façon optimale » et que « l'actuelle unique officine de Belle-Ile-en-Mer a, suite à la fermeture de la seconde officine en juillet 2012, renforcé son personnel et a modifié son organisation pour répondre aux besoins en médicaments des résidents et aux demandes des vacanciers », le tribunal a décidé qu'« il ne paraît pas possible d'accorder une autorisation de pharmacie dans cette commune ».

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/morbihan/belle-ile-en-mer/tribunal-administratif-la-requete-de-la-deuxieme-pharmacie-rejetee-05-05-2015-10617882.php?xtor=EPR-3-[quotidienne]-20150505-[article]&utm_source=newsletter-quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=newsletter-quotidienne

 

 

 

 

 

 

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