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08/08/2014

Papier ou numérique ?

Ouest France, comme beaucoup de ses confrères, craint de choisir l'option numérique !

François Régis Hutin par Morchoisne.jpg

Et pourtant... le numérique se prête à la diffusion instantanée d'informations locales, à la composition personnalisée de l'information, au renseignement efficace sur les évènements locaux !

Ouest France semble "englué" dans le papier, avec des investissements considérables dans les outils d'impression, dans le "portage" à domicile, qui est une option "chère" de diffusion... Il est aujourd'hui impossible ici de s'abonner au numérique, seul, car il s'agit d'un option à l'abonnement "papier" !

Comme dans toute la Presse, la réflexion sur la création d'outils numériques communs se heurte au "chauvinisme" de chaque chapelle. Même la diffusion sur PC de Pdf de l'édition "papier" n'est pas commune, ce qui introduit des habitudes différentes selon le journal choisi (navigation, utilisation de la souris, pagination)... Fallait-il d'ailleurs se contenter de ce type de diffusion pour passer au numérique ?

L'arrivée des tablettes, avec sa manipulation simplissime sans clavier-souris, aurait pu faire réfléchir les rédactions sur une "nouvelle presse", plus agréable et plus adaptée au support numérique... que, nenni ! chaque journal développe (ou plutôt fait développer...) une "appli", soi-disant adaptée au nouvel écran tactile. Résultat, encore le désordre pour le lecteur, tant la multiplicité des présentations et du déroulé est grandissime ! Le contenu est "rétréci" pour tenir dans des formats ridicules...et ne pas attenter aux recettes de la version "papier" du journal !

Bref, la presse (nationale et régionale) se meurt, car elle ne sait pas s'adapter à autre chose, que le "feuilletage" et à l'édition instantanée...

Ouest France a besoin d'un management plus jeune et plus dans le coup !


Pour son soixante-dixième anniversaire, Ouest-France espère renouer avec les bénéfices
Les Echos du 8 août 2014

Le premier quotidien français souffre d'une forte baisse de ses recettes publicitaires
Il mise sur une hausse de son prix et sur deux nouvelles rotatives.

« Ouest-France » fêtait hier ses soixante-dix ans, sans pouvoir parler de joyeux anniversaire. Le quotidien des régions Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie, paru pour la première fois en 1944, sort de « deux années très difficiles », selon son directeur général délégué, Jean-Paul Boucher. Pour la première fois de son histoire, il a affiché un bilan déficitaire en 2012 et en 2013, avec des pertes de 5 millions puis 4,8 millions d'euros, alors qu'il affichait un bénéfice de 2,6 millions en 2011. Son chiffre d'affaires recule de 2 %, à 327 millions d'euros. Avec ses 53 éditions dans 12 départements, le titre reste cependant le premier quotidien français, une place qu'il occupe depuis le milieu des années 1970. Il connaît une « l égère érosion de sa diffusion », en baisse de 2,16 % en 2013. Mais avec 733.078 exemplaires, il reste loin devant les numéros 2 et 3 du podium (317.225 exemplaires pour « Le Figaro » et 275.310 pour « Le Monde »). « Dimanche Ouest-France », sa parution dominicale, se maintient également, avec une diffusion France payée de 358.841 exemplaires. Une stabilité due à la bonne tenue du portage, qui représente plus de 60 % des ventes (contre 20 à 30 % pour ses deux concurrents), même si le quotidien a souffert de la réduction de moitié des aides de l'Etat à ce mode de diffusion depuis 2012.

Une hausse de 10 centimes
C'est surtout du côté des recettes publicitaires que le bât blesse. Elles ont reculé de 7 % en 2013, à 108 millions d'euros, et continuent de plonger en 2014, de 9 % par rapport à juin 2013. « L a publicité commerciale et les annonces légales sont en baisse, mais la chute la plus forte concerne les petites annonces », précise Jean-Paul Boucher. Elles ne représentent plus que 11 % du total du chiffre d'affaires publicitaire, contre un tiers en 2008.

Jean-Paul Boucher est malgré tout persuadé que le journal va remonter la pente. « Nous prévoyons un bénéfice de l'ordre de 9 millions d'euros en 2014 », indique-t-il. L'augmentation du prix de vente du quotidien, fixé à 0,95 euro en mars (soit une hausse de 10 centimes), doit compenser en partie la diminution des recettes publicitaires. La direction « étudie également à la loupe » les différentes charges du journal. Afin de réduire les coûts de fabrication, 35 millions d'euros ont été investis dans l'achat de deux nouvelles rotatives, avec une capacité d'impression de 90.000 exemplaires contre 60.000 actuellement. La première devrait être utilisée dès l'automne, la seconde en 2015-2016. Le quotidien prévoit un retour sur investissement dans moins de cinq ans.

Les charges salariales ont également été réduites par deux plans sociaux. En 2012, le premier a concerné 158 postes, dont 68 journalistes. Le nouveau plan, qui n'est pas ouvert à la rédaction, comprend 66 départs volontaires pour l'instant. Avec une douzaine de nouvelles éditions mises en place depuis trois ans, « Ouest-France » joue aussi la carte d'« un maillage renforcé du territoire ». Dernier chantier : le renforcement sur le numérique. Actuellement, le nombre d'abonnés en ligne est seulement de 22.000. « Ouest-France » prépare une édition du soir sur tablette pour en attirer davantage.

François-Régis Hutin
Les Echos du 8 août 2014
Alexandre Counis


Il aurait pu être prêtre ouvrier : ses deux ans au séminaire de la Mission de France à Lisieux auront marqué le reste de son existence. Comme le prêtre, il choisira le journalisme par vocation et en fera son sacerdoce. Comme l'ouvrier, il aura son chef d'oeuvre : la création, avec « Ouest-France », du troisième groupe de presse français. Après un passage par la Sorbonne et quelques années à bourlinguer sur toutes les mers du monde, le petit-fils du fondateur d'« Ouest-Eclair », sur les ruines duquel son père créa « Ouest-France » il y a pile soixante-dix ans, y débute en 1961 comme journaliste stagiaire. Quatre ans plus tard, il en est directeur général. Est-ce parce qu'il fit son service militaire dans les bataillons coloniaux de commandos parachutistes ?

Chrétien mais d'abord patron, « FRH » ne craint pas la castagne. Pour gagner la violente guerre de succession qui l'oppose aux Desgrées du Loû, l'autre branche familiale, pour devenir PDG. Ou pour remporter la guerre de trente ans qui l'opposa à Hersant. Breton mais pas irrédentiste, humaniste mais volontiers tyrannique, chaleureux ou aussi glacial que les eaux du Morbihan où il aime se baigner à Noël, celui qui fit entrer le pluralisme à « Ouest-France » sans en renier la ligne catholique, européenne et sociale cultive le goût du paradoxe. La devise du journal, « Justice et Liberté », est aussi la sienne, à lui qui s'insurgea contre la peine de mort dans ses indéboulonnables éditos du week-end et qui milite pour l'amélioration des conditions de vie en prison, où il fait distribuer chaque jour 3.000 exemplaires du titre. Reste à savoir quand le capitaine, dont l'âge dépasse celui de Murdoch, acceptera de passer la barre.


Commentaires

Si Ouest-France et le Télégramme étaient plus objectifs leurs lecteurs perdus reviendraient peut-être en partie.
Il faut être maso pour débourser quotidiennement 0,95 Euro pour rien quand ce n'est pas pour être désinformé.

Lors des dernières municipales nous avons tous constaté la fidélité de ces 2 journaux aux listes des maires sortants.
Le changement ferait-il peur dans notre beau pays- patrie des droits de l'homme-?
Y-a-t-il tant de choses à cacher dans notre département?
O-F est le porte-parole du conseil général et des entreprises- SEM, SPL, etc..- gérées par ce dernier.
Les lecteurs ne sont pas dupes car apparemment il y a eu un bon changement de maires. Est-ce bien, est-ce mal? Les mois à venir nous le diront.

Dans ce coin du Morbihan on regrette la disparition "des nouvelles du pays d'Auray" et aussi du "Nouvel Ouest".
Au fait, par qui ont-ils été rachetés et pourquoi ont-ils disparu dans la foulée?

La ficelle est trop grosse et les "politiques" feraient bien de se méfier.
Les 60% d'électeurs qui se déplacent pour voter pourraient bien se tourner vers les extrêmes.
Les votes aux Européennes devraient leur ouvrir les yeux.

Écrit par : No News | 09/08/2014

Ouest France est un journal très malhonnête qui déguise la réalité. Ce journal ose filtrer l'information locale. Personne n'oublie ici comment était traité le candidat Hilliet car Ouest France voulait envoyer à la mairie son candidat preféré: Belz.
Ils ont été jusqu'à publier un article semi publicitaire sour saboter l'élection. Ce sont des journalistes salopards qui ont été à l'école des Soviets...
Que penser des deux pigistes locaux de ces deux journaux dont l'activité favorite est de fréquenter les chiottes de bistrots?

Écrit par : Leonid | 10/08/2014

D'accord avec vous ce journal est une vraie saloperie doucereuse et délétère. Ce matin encore on en a une preuve quand il s'évertue à distinguer islamistes des des musulmans alors qu'il s'agit de la même engeance qui crucifie, torture, égorge les chrétiens en Irak et en Syrie. Tout cela pace qu'il en on peur en France et qu'ils sont protégés par les socialistes qui croient avoir en eux de nouveaux électeurs!

Écrit par : Charles M | 10/08/2014

Vous oubliez que ce journal est en train de faire une campagne de presse larvée pour pousser à une guerre contre la Russie. tout cela parce que ce journal est aux ordres d'obama

Écrit par : Regis | 10/08/2014

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