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29/03/2013

32, 38 et 121 millions d'euros...

Avec ces budgets la ville d'Auray, Auray Communauté et la ville de Vannes "gèrent" et choisissent la bonne répartition !

La formation des conseillers municipaux, qui gèrent les finances de leur collectivité locale, est souvent très insuffisante et leur expérience professionnelle trop éloignée des finances ! Anciens membres de l'éducation nationale, fonctionnaires de toutes espèces, colistier d'une liste par opportunisme...

La qualité des choix n'est malheureusement pas assurée, par incompétence, manque de temps et absence de recours à une sous-traitance ponctuelle et qualifiée.

Le contrôle institutionnel est malheureusement trop tardif (Cour régionale des Comptes). Il existe pourtant aujourd'hui un corps de contrôle capable et professionnel, celui des experts comptables, qui pourrait auditer
facilement les comptes communaux !

La misère des compétences locales explique en grande partie les erreurs financières de nos communes !


Budget à Auray, volontarisme plutôt qu'austérité
Télégramme du 27 mars 2013

Le conseil municipal a adopté lundi un budget de 32 M€ dont un quart consacré à l'investissement. « Volontarisme plutôt qu'austérité », a revendiqué le maire. L'opposition s'est abstenue et a voté contre la stabilité de la fiscalité locale.

« J'assume » a dit à plusieurs reprises Guy Roussel. Quoi ? Le budget préparé par son adjoint aux finances, Yves Roquet et voté par l'ensemble de son équipe municipale lundi soir. « C'est un budget de vigilance, de volontarisme et de refus de l'austérité » a revendiqué le maire. De fait, sur un budget global d'un peu plus de 32 M€, l'équipe municipale a choisi d'en consacrer 8,3 à l'investissement. Ratio facile à faire : un quart. C'est considérable. Ça correspond aussi à un investissement de 657 € par habitant. À mettre en rapport avec la moyenne des communes comparables : 304 €. Ou comment traduire en deux nombres le mot volontarisme.

Pôle nautique : top départ !

Dans le détail, ces 8,3 M€ constituent la réunion de ruisseaux plus ou moins larges. Guy Roussel en a évoqué quelques-uns : le renouvellement urbain du Gumenen-Goaner qui continue (550.000 € cette année), « donnant au passage du travail aux entreprises du bâtiment », dira Daniel Gentil, l'aménagement de Saint-Goustan (871.000€), le pôle du Penher (235.000 €) etc. Dans le catalogue, quelques dossiers plus récents ou carrément nouveaux : la construction du poste de police municipale (265.000 €), celle du très attendu Pôle nautique de Saint-Goustan (107.000 € cette année, 600.000 en tout), d'une nouvelle salle polyvalente à La Forêt (lire par ailleurs), l'aménagement du Parc Royère ou encore celle d'un chemin à Keruzern Brigitte (60.000 € chaque). Ce choix d'investir malgré la crise, et même un peu à cause, repose sur le bilan consolidé des derniers exercices, marqués par une maîtrise de la dette (lire par ailleurs). « Ça nous permet cette année encore de ne pas augmenter les taux, ce que nous n'avons plus fait depuis 2009 », s'est félicité Yves Roquet. Ceci dit, les impôts locaux augmenteront tout de même sous l'effet des augmentations des bases, décidées par l'Etat.

Impôts : l'opposition voulait une baisse
Actant la solidité des finances municipales, l'opposition aurait voulu plus. Par la voie de Didier Le Bras, elle a réclamé une baisse des taux, qui aurait « permis aux Alréens de faire le choix de leurs dépenses ». Fin de non-recevoir du maire et vote contre de l'opposition. Alain Bourneau en a alors remis une couche et décrivant « une ville qui souffre ». « Nous n'avons pas pris l'intérêt économique mais l'intérêt écologique » a-t-il redit à propos du stationnement, avant d'agiter une nouvelle fois le chiffon rouge de l'effondrement général en évoquant les cautions accordées par la mairie à plusieurs offices HLM dans le cadre de ses programmes. Des arguments une nouvelle fois balayés par Yves Roquet, qui s'est fâché tout rouge lorsque l'élu d'opposition a inclus ces cautions à la dette. Ce n'était pas la première fois que ce débat avait lieu, et sans doute pas la dernière.
Benoit Siohan

Échanges virulents sur l'emploi et l'entreprise
À un an des municipales, l'opposition désormais unie avait décidé de faire feu de tout bois. D'où des échanges virulents sur l'emploi et l'entreprise.
Quelques heures avant le conseil, un adjoint la trouvait « endormie depuis cinq ans ». Lundi soir, l'opposition désormais unie s'est réveillée. En application d'un plan minutieusement préparé, elle est passée à l'attaque, chacun des cinq conseillers ayant son angle. Et même sa posture, parfois à contre-emploi. Avec notamment un Fabrice Thomas s'essayant à l'agressivité tandis qu'Alain Bourneau, manifestement en pleine opération de recentrage, campait une sorte de Roi Salomon. Curieusement, c'est une simple information au conseil, relative à l'activité du Centre communal d'action sociale, qui a mis le feu aux poudres. Dans le rôle du premier artilleur, Fabrice Thomas a d'abord repris quelques chiffres noirs énoncés ou non plus tôt par Jean-François Dréan : 21 % de chômeurs dans la ville, une augmentation de 17 % en un an (« sur le bassin d'emploi » corrigera Daniel Gentil), un nombre de bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) multiplié par deux en un an (116 contre 58).

« Le résultat de votre politique »

Et au bout de ce catalogue, l'attaque : « C'est le résultat de votre politique, qui a négligé l'aspect économique ». Forcément, la flèche a piqué. Et provoqué un vif débat d'une bonne quinzaine de minutes. Au cours de celui-ci, Yves Roquet, très remonté, a obtenu du conseiller d'opposition qu'il concède que ce n'était « pas entièrement » la faute du maire. Didier Le Bras a évoqué la taxe sur les enseignes, accusée de contribuer à fragiliser les petits commerces. De sa grosse voix, Daniel Gentil n'a pas pu « laisser dire que les élus d'Auray Communauté (où la droite est majoritaire, NDLR) s'en fichent des entreprises ». Il a au passage éclairé l'assistance sur les difficultés rencontrées par le pays, au-delà de la ville, à faire venir le très haut débit. Mais l'intervention la plus forte fut celle de Bruno Bothua. « Je suis très très choqué, a dit l'adjoint. À Auray il y aurait trop de pauvres ? Avoir du logement social (23,6 %, quand la loi en prévoit entre 20 et 25 %) c'est juste permettre aux gens de vivre avec dignité ! » a-t-il rappelé avant d'élargir à la situation de l'emploi dans le pays d'Auray. Fabrice Thomas, qui avait allumé la mèche, a tout de même réussi à avoir le dernier mot une fois la tension retombée. « Ça aura été l'occasion pour la première fois en cinq ans de parler des entreprises du pays d'Auray... ».
B.S.

Budget 2013 de Vannes, comment sera utilisé l'argent
Télégramme du 29 mars 2013

Le conseil municipal va voter le budget 2013 de la ville ce vendredi soir. Un budget en hausse très sensible dans le domaine de l'investissement malgré le contexte de crise économique et qui devrait susciter des débats avec l'opposition.

Si l'on ajoute le budget de fonctionnement au budget d'investissement, pour 2013, le budget global de la ville de Vannes est de 121 millions d'euros. Il faut y ajouter neuf budgets annexes, dont l'eau, l'assainissement, le port de plaisance, les restaurants municipaux.

Le fonctionnement
Pour son fonctionnement, la ville aura besoin de 70,1 millions. Il s'agit de la sécurité publique (police municipale et vidéosurveillance) : 1,1 million. L'enseignement (classes de découverte, garderies scolaires, accompagnement à la scolarité, aides aux écoles privées) : 6 millions. La culture (moyens au fonctionnement du Palais des arts, du conservatoire, des ateliers artistiques, la médiathèque, les musées, le kiosque culturel, l'hôtel de Limur) : 10,2 millions. Les sports jeunesse (fonctionnement des équipements, salles, stades, piscines) avec cette année l'organisation de l'Eurobasket féminin et du Mondial de rugby des moins de 20 ans : 8,3 milions d'euros. Le social (subvention au CCAS, actions du Contrat urbain de cohésion sociale, centres sociaux de Kercado et Ménimur) : 5,4 millions. Les services urbains et l'environnement (entretien de la voirie, éclairage public, réseaux d'eau, d'assainissement, espaces verts, nettoyage) avec aussi la Navet'Océa : 9,2 millions. L'action économique (halles et marchés, parc Chorus, port de commerce, locotracteur du Prat) : 1,1 million. Les services généraux (moyens affectés aux directions des finances, aux services techniques, direction générale) : 16 millions. Quelles sont les recettes pour assurer ces dépenses ? Les impôts (26,6 millions), les reversements de l'Agglo (16 millions), la taxe sur l'électricité (1 million) et les droits de mutation (2,3 millions) et les aides de l'Etat (14,4 milli
ons).


L'investissement
Les dépenses d'investissement vont représenter 51 millions d'euros dont 24 millions d'investissements nouveaux. La ville va lancer les études pour la médiathèque de Beaupré-Lalande, et poursuivre l'aménagement de l'hôtel de Limur, réaliser des vestiaires et un terrain synthétique au Perenno, lancer les études sur la modernisation de la patinoire et du réaménagement du stade de rugby, lancer la réalisation d'une nouvelle crèche à Kercado, acheter les bâtiments de l'Équipement au port, refaire les parkings des écoles Brizeux et Kerniol, continuer à installer les conteneurs enterrés du centre-ville, poursuivre l'opération de rénovation urbaine de Ménimur, et lancer les travaux du tunnel de Kérino. Ces investissements seront financés par l'emprunt, l'épargne de gestion, les ressources propres et diverses recettes et des subventions.

David Robo : « Nous avons des bases dynamiques »
Un investissement et un fonctionnement en hausse, mais aussi des emprunts. C'est un budget de soutien à l'économie locale, justifie le maire, David Robo.


Quelle est votre politique générale à travers de budget ?

David Robo : « Nous avons trois idées forces : pas d'augmentation de la pression fiscale et j'y ajoute le prix de l'eau, soutien à l'économie locale et nouveaux services à la population ».

Avec un fonctionnement et un investissement en hausse, vous n'avez pas choisi la rigueur ?
Lucien Jaffré : « Nous avons des bases dynamiques qui sont revalorisées par l'Etat de 1,8 %. Ça nous permet d'avoir des recettes supplémentaires et de reconduire les abattements maximums sur la taxe d'habitation ». David Robo : « Si nous n'avions pas ces bases dynamiques, nous aurions un problème. Après, c'est une question de gestion saine et rigoureuse ».

Pourquoi 12,8 millions d'emprunts nouveaux contre 7 millions l'an passé ?
Régis Roget : « Dans ces 12 millions, nous avons trois enveloppes : les 7 millions habituels (on emprunte à hauteur de ce qu'on rembourse), 3 millions de rattrapage sur des budgets qui n'ont pas été consommés parce que les conditions financières n'étaient pas bonnes à l'époque et 2,8 millions spécifiquement liés à l'acquisition de la rive gauche du port (*) et dont on paie 50 % cette année ».

C'était nécessaire d'acheter ?
David Robo : « C'est du patrimoine que l'on achète et que l'on revendra quand l'Etat sera parti en 2016. Les maires précédents ont fait des réserves foncières qui ont été revendues par la suite et qui ont rapporté à la ville ».

Mais parallèlement, l'épargne de la ville baisse et passe de 11,66 % à 6,21 %
Lucien Jaffré : « Parce que nous avons des manifestations nouvelles comme l'Euro de basket et le Mondial de rugby ». Régis Roget : « Et une augmentation de 3,9 % de la masse salariale en raison d'un effort sur le développement des services et la rémunération des agents municipaux. Plus la Semaine du golfe ».

L'augmentation de 10 % de la subvention au CCAS est liée aux effets de la crise ?
David Robo : « Elle est due pour 50 % à l'inscription de sommes pour services rendus par la ville qui ne l'étaient pas jusqu'à maintenant. La deuxième raison, c'est l'ouverture du multi-accueil à l'ancienne école Descartes, de quinze places de plus aussi à Richemont et des aides supplémentaires aux Vannetaises et Vannetais en difficultés ».

1,4 million d'avance, la ville va commencer à payer le tunnel de Kérino ?
David Robo : « On commencera à rembourser que lorsque l'ouvrage aura été livré : le 26 octobre 2015. Ce loyer sera 10 % de notre investissement annuel ». Lucien Jaffré : « Et dans 10-15 ans, compte tenu de l'évolution de notre budget, ce sera même bien moins ».

(*) Il s'agit de l'emprise foncière de la DDTM (ex-Equipement).

Auray Communauté, un budget à 38 Millions d'euros
Télégramme du 29 mars 2013

Avec Auray Communauté, dans sa configuration actuelle, tout tourne aujourd'hui autour du mot dernier. Hier soir, les délégués ont voté leur dernier budget. L'an prochain, avec un périmètre élargi à 24 communes, les comptes et les compteurs seront remis à zéro.

Hier soir, à Brec'h, Michel Jalu a livré son dernier message en tant que président d'Auray Communauté à dix communes. Sans effets de manche. Juste avec le sentiment du travail accompli. « Le budget que nous allons voter ce soir est important. Il s'élève à un peu plus de 19 M€ en fonctionnement et autant en investissement. Ce budget a aussi cette caractéristique d'être le dernier. Auray Communauté à dix laissera derrière elle une situation financière saine. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait tous ensemble, pendant dix ans avec pour seule ambition de servir du mieux possible, notre territoire, nos communes et nos concitoyens. À présent, ce que nous avons patiemment construit à dix, nous allons apprendre à le faire à 24 ».

Ouverture d'Alréo en novembre
Lors de l'union à 24 communes qui sera célébrée le 1er janvier 2014, Auray Communauté n'arrivera pas les mains vides. Dans la corbeille de mariage, elle apportera le centre aquatique Alréo qui mobilisera encore cette année, une grande partie des investissements. Sauf impondérable, il ouvrira ses portes en novembre. Commentaire de Michel Jalu : « Soit un mois avant la fusion. Autant dire que l'inauguration officielle d'Alréo constituera sans conteste, le dernier acte remarquable d'Auray Communauté à dix ».

Oui à la salle de gymnastique
Autre grande nouvelle, la salle de gymnastique se fera. Hier soir, les délégués en ont pris officiellement l'engagement, rassurant ainsi les délégués alréens qui ont craint, un moment, que le dossier ne passe à la trappe avec le passage à 24 communes. « En prenant position en faveur de ce dossier, nous nous assurons de le revoir repris dans les réalisations de la future grande communauté », a tenu à relever Michel Jalu. Sur l'implantation de cet équipement qui ne sera pas réservé exclusivement au Patronage laïque d'Auray, rien n'est encore décidé. Près de la gare d'Auray ? À Pluneret ? « C'est le cabinet d'études que nous avons missionné pour nous guider dans notre choix qui le dira », précisera Michel Jalu. L'investissement prévu s'élève à 4,5 M€. Une dépense qui se justifie au nombre de pratiquants aujourd'hui recensés sur le territoire : 600. « Et il ira en augmentant, le jour où la salle sera opérationnelle », parie le président d'Auray Communauté.
Yann Le Scornet

Commentaires

Quand on ne sait pas, on se tait, disait mon grand-
père. La comptabilité publique n'est pas la comptabilité
privée (à charge des experts-comptables). A la fac
de droit, il y a des cours de droit administratif en
auditeur libre pour parfaire vos connaissances. Mais je
sais aussi que c'est votre habitude de dénoncer et de
faire croire qu'il y a d'autres moyens à disposition en
vous abstenant de parler de l'incompatibilité juridique.
Au fait, que devient le TPG avec vous ?

Et pour mémoire : les communes morbihannaises sont contrôlées par la chambre régionale des comptes à Rennes et non par la cour, comme vous l'indiquez. (Cour des comptes à Paris). C'est encore
flou dans votre tête.
nine.

Écrit par : nine | 29/03/2013

Eh zenbar..............paf sur ton museau !

Écrit par : Séraphin Lampion | 30/03/2013

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