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11/11/2012

Médecine administrative ?

L'informatique moderne est mal utilisée dans la médecine "hybride" d'aujourd'hui !

La tendance "administrative" de la médecine en France consiste à payer de nombreux salariés dans le "back Office" et non à les faire travailler sur le terrain...

Le résultat se traduit par des comptes de moins en moins équilibrés et des corporations actives de plus en plus laminées.

C'est ainsi que les médecins se rencontrent chaque année pour la "grand Messe" de la nouvelle Convention et repartent avec des intentions de grève... Aujourd'hui, c'est au tour des "biolos" de réclamer des sous... hier la corporation des ambulanciers était dans la rue...

La gestion "administrative" de la Santé est la pire des choses, car l'intérêt du métier diminue au fur et à mesure de la montée des charges administratives... L'informatique, qui serait d'un grand intérêt, est bridée par les réflexes corporatifs et par le manque de formation...

Choisir entre la médecine "anglaise et la médecine "américaine" serait souhaitable ! L'entre-deux actuel est la pire des choses !


Biologie en Bretagne, les laboratoires voient rouge
Télégramme du 7 novembre 2012

Rien ne va plus entre l'Assurance- maladie et plusieurs laboratoires privés de biologie médicale. Leurs responsables redoutent unenouvelle baisse deleurstarifs etprédisent desfermetures desites.
Répondant au mouvement national de grève, les portes des laboratoires de biologie médicale du pays de Lorient resteront, en grande partie, fermées l'après-midi jusqu'à vendredi comme ceux de Saint-Brieuc et Quimper. À Vannes, s'ils soutiennent lemouvement, les biologistes n'observent pas de grève. ÀBrest, en revanche, la dizaine de laboratoires concernés ne suit pas la grève et n'a pas voulu faire de commentaire. À Lorient donc, les laboratoires Biolor qui rassemblent quinze biologistes associés dans huit structures (Quimperlé, Lorient, Quéven, Guidel, Lanester, etc.) sont en grève. Chaque jour, cesprofessionnels de santé accueillent 1.700patients.

«La baisse de trop»
François Cornu, de Biolor, président du syndicat des biologistes de Bretagne et des Pays de Loire (400 laboratoires), considère que «c'est la baisse de trop. On a joué les bons élèves durant des années en participant à l'effort de rationalisation des coûts réclamés par l'Assurance-maladie. Notre récompense? Unenouvelle baisse des tarifs et l'annonce d'économies supplémentaires jusqu'en2017». Pour le président du SBBPL, l'Assurance-maladie menace un édifice clé pour les patients et lesprofessionnels de santé. «Les laboratoires se sont adaptés aux exigences tarifaires, ont investi dans des plateaux techniques de qualité et répondu à de nouvelles normes. Cette fois, on va vers la casse des labos et de l'emploi». Avec près de 110 salariés, le biologiste lorientais redoute de perdre «20% de ses effectifs». Selon lui, l'accès aux soins des patients, en cas de nouvelles restructurations forcées, est également en jeu.

Manifestation nationale vendredi à Paris
Si l'Assurance-maladie ne fait pas un pas, François Cornu promet un durcissement du conflit. Déjà hier, les professionnels morbihannais ont déposé, en signe de protestation, des feuilles de soins «papiers» devant le siège de plusieurs CPAM. «La profession avait anticipé le tiers payant électronique pour des motifs économiques». À raison de 3 € le traitement du dossier, la facture pourrait rapidement flamber. «On ne lâchera pas», prévient le syndicaliste qui sera de la manifestation nationale, vendredi, à Paris.

Dossier médical personnel, déclic à l'hôpital de Vannes
Télégramme du 26 octobre 2012

Les visiteurs et les patients de l'hôpital peuvent créer leur dossier médical personnel (DMP) depuis septembre. Le 1.000e DMP a été ouvert au CHBA lundi. Le secteur de Vannes-Ploërmel a été retenu en Bretagne pour déployer ce nouvel outil informatisé.

Intérêt pour le patient: dossier médical personnel... Lundi à 15h30, Roger Chevalier était le 1.000e assuré social à créer son dossier médical personnel au Centre hospitalier Bretagne Atlantique. «Je venais régler une facture. En passant dans le hall, une infirmière m'a expliqué ce qu'est le DMP. Je n'en avais jamais entendu parler. Pour moi qui aie déjà eu des problèmes de santé et qui suis routier, c'est très intéressant. Car avec ce dossier dans ma carte Vitale, partout en France, un professionnel de santé peut tout de suite avoir des éléments médicaux me concernant: dans une situation d'urgence, cela peut être déterminant». ... et partagé: intérêt pour les professionnels de santé L'objectif du DMP est de permettre aux professionnels de santé de partager des informations. Les documents décrivant le parcours de soin du patient y sont regroupés, afin de permettre une meilleure coordination.

Le Dr Dominique Balsac, médecin responsable du département de l'information médicale, souligne que «le DMP est une opportunité pour développer les échanges entre les professionnels de santé libéraux de ville et l'hôpital». On y met quoi? «Il ne s'agit surtout pas de tout mettre. Les informations du DMP doivent être pertinentes. On ne va pas y mettre la fracture d'un petit orteil, en revanche, il est essentiel d'indiquer si le patient a des allergies», explique Dominique Balsac. Le dossier informatique comporte huit classeurs: l'un où les médecins enregistrent leurs synthèses, un autre pour les traitements, les comptes rendus, l'imagerie, les analyses, la prévention, les certificats, ainsi qu'un espace perso à la disposition du patient. Comment et où le créer? Le DMP peut être créé par les professionnels de santé libéraux et au CHBA où, depuis septembre, une équipe passe dans les services et une autre s'installe dans le hall de l'hôpital, près du kiosque, de 9h30 à 17h, du lundi au vendredi. Quelles sont les garanties de sécurité ?

L'hébergement des DMP est sous la responsabilité de l'Agence nationale des systèmes d'information partagés de santé (ASIP Santé), placée sous l'autorité du ministère de la Santé. C'est le titulaire du DMP qui donne aux médecins l'autorisation de consulter son DMP. Via le site DMP sur Internet, la personne peut suivre l'historique des médecins qui sont intervenus et peut, à tout moment, bloquer l'accès de certains documents à certains médecins. Le patient devient acteur de son dossier médical. Il dispose d'un identifiant, un mot de passe permanent et un mot de passe différent à chaque connexion. Pilote pour la Bretagne Les professionnels de santé du secteur 4 (Vannes-Ploërmel) ont présenté un projet de déploiement du DMP qui a été retenu pour la Bretagne (une des dix régions pilote) avec le CHBA, dont la direction porte le projet, comme établissement de référence.
Le DMP est gratuit et facultatif.
• Stéphanie Le Bail

Le dossier pharmaceutique généralisé depuis 2008
Les pharmaciens ont, eux, déjà développé le dossier pharmaceutique informatisé. Prévoient-ils de le transférer dans le DPM des patients?
Quand on évoque la question du DMP avec la présidente du syndicat des pharmaciens du Morbihan, elle sourit: «Vous parlez du dossier médical personnel? Ah bon, on en crée! Cela fait dix ans que j'en entends parler».

30 millions de dossiers pharmaceutiques créés

«Il faudrait déjà que les logiciels utilisés par les médecins soient tous compatibles. Les praticiens ont des outils informatiques différents les uns des autres. Même au sein des hôpitaux, les logiciels ne sont pas compatibles d'un service à l'autre!», indique Michèle Caro. Tous les logiciels utilisés par les pharmaciens, en revanche, s'accordent. Car, via l'ordre des pharmaciens, la profession a établi un cahier des charges que les éditeurs doivent respecter. Aussi, l'ordre des pharmaciens a pu mettre en place le dossier pharmaceutique (DP), expérimenté en 2007 et généralisé en 2008 avec l'autorisation de la Cnil (Commission nationale informatique et libertés). Aujourd'hui, en France, 30millions de DP sont ouverts. Un dossier informatisé n'est ouvert qu'avec l'accord de la personne. Il est enregistré sur la carte Vitale, où l'historique des traitements apparaît sur quatre mois. La présidente des pharmaciens du Morbihan constate que «c'est intéressant pour les personnes suivies par leur généraliste et un ou plusieurs spécialistes. On peut ainsi éviter des doublons si un même traitement est prescrit par plusieurs médecins. C'est précieux pour les personnes âgées; cela permet de gérer un peu mieux. À tout moment, on peut faire supprimer son dossier et on peut demander à ce que certains médicaments n'apparaissent pas».

Les DP versés dans le dossier médical ?

Les pharmaciens alimenteront-ils le classeur «traitements» du DMP? «Ce n'est pas pour demain matin», répond Michèle Caro. «D'abord parce que, pour l'instant, le DMP est loin d'être généralisé. Ensuite parce qu'il y a une réticence des médecins à laisser aux pharmaciens l'accès aux autres contenus des dossiers médicaux informatisés. Le DMP aurait un intérêt pour nous si nous pouvions notamment lire les résultats d'analyses des patients. En les consultant, nous pourrions, par exemple, éviter de donner un médicament qui contient du sucre à une personne diabétique».
Médecins libéraux : «Aujourd'hui la problématique est technique»


Depuis janvier2012, vous organisez des réunions pour informer vos confrères et l'ensemble de la population médicale sur le fonctionnement du dossier médical personnel (DMP) déployé actuellement dans le secteur de Vannes et Ploërmel. Quel accueil reçoit ce projet?
Avant les réunions, les médecins voyaient dans le DMP une forme de big brother, de la paperasse supplémentaire à ajouter au travail administratif de plus en plus lourd. Aujourd'hui, la problématique n'est plus intellectuelle mais technique.

C'est-à-dire ?
C'est-à-dire que pour pouvoir créer des DMP, les médecins doivent avoir un logiciel compatible. Or la moitié ne le sont pas, notamment tous ceux des spécialistes. Les vendeurs de logiciels n'ont pas anticipé cette nouvelle donnée.

À ce jour, combien de médecins ouvrent des DMP dans le secteur retenu pour son déploiement en Bretagne ?

Globalement, il est déployé un peu partout; une cinquantaine de médecins s'y sont mis. Les généralistes en ont ouvert 3.000. Avec les 1.000 du Centre hospitalier Bretagne Atlantique, nous sommes donc à 4.000 DMP dans le secteur

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