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08/08/2012

Le "vélo" acrobatique ?

Les activités liées au "tourisme" en pays d'Auray sont aujourd'hui trop aléatoires !

Les vacances des Français ont changé en 20 ans ! ainsi que les moyens de communication.

Les trois mois de vacances ont disparu de la scène scolaire, la fermeture des activités industrielles pendant le mois d'août n'est plus totale, le découpage en tranches des vacances est devenue la règle pour tous...

La recherche du "beau temps" est devenue une exigence et le matraquage de la météo du 20 heures permet à tout individu de comprendre que le climat de la Bretagne n'est pas celui de la Côte d'Azur...

Oui, mais les activités locales n'ont pas évolué ! Les commerces alimentaires de marché sont à la baisse depuis 30 ans, avec la concurrence très forte et intelligente des grandes surfaces sur les produits frais... Résistent encore les rares commerçants, qui ont privilégié la "qualité" et le service à une clientèle "fidèle"...
mais pour combien de temps ?

Invoquer la météo est typiquement franchouillard. La consolation n'est que de pure forme.

Le "tourisme" est devenu le poison d'une activité continue et régulière... la chute n'est pas loin !


Tourisme en Pays de Vannes, bilan de la saison à mi-parcours
Télégramme du 8 août 2012

Après un mois de juillet morose, les touristes affluent enfin en nombre dans le Golfe. Les professionnels du secteur comptent sur les semaines de grosse affluence à venir pour sauver lasaison.

«Particulière», «difficile», voire «catastrophique». Les professionnels du tourisme ne mâchent pas leurs mots pour décrire la saison touristique. De manière générale, la tendance est à la baisse, autant en terme de fréquentation, que du point de vue de la consommation. Frédéric Paul, directeur de l'office de tourisme (OT) du Crouesty, rappelle que l'avant-saison n'a pas été bonne. «On a eu très peu de monde aux vacances de Pâques et en juin. Le retard accumulé s'annonçait difficile déjà à rattraper». Là-dessus est venu se greffer un mois de juillet aux allures d'automne. Résultat: une baisse globale de 20 à 30% du nombre de vacanciers par rapport à 2011. La tendance se vérifie partout, avec des chiffres variables. À Arzon, l'hôtel Le Crouesty a enregistré une baisse de fréquentation de 5% par rapport à juillet de l'année dernière. Le camping du Gréarn à Ambon affichait un taux de remplissage de 50% en juillet, alors qu'il était complet à la même période l'année dernière.

Budget serré
Si la fréquentation est en baisse, la consommation l'est d'autant plus. Car pour les touristes qui font le déplacement, les achats et les sorties restent limités. En cause: un budget serré et/ou un temps maussade. Qui rêve d'une excursion en mer sous un ciel pluvieux? Personne, d'après Yann Pasco, responsable commercial de la compagnie de vedettes l'Angélus basée à Locmariaquer. «Au lieu des 200 passagers habituels, les bateaux sont partis parfois avec une dizaine de personnes à bord». Du côté des lieux couverts, refuges privilégiés par mauvais temps, le bilan est mitigé. L'aquarium et le jardin aux papillons de Vannes comptabilisent 34.000 entrées sur le mois de juillet, contre 36.000 l'année passée. Une baisse jugée «très légère» par Agnès Aupetit, responsable de la communication, au vue du contexte économique actuel.

Redémarrage
Face à ces constats alarmistes, le directeur de l'OT de Vannes et du golfe, Bruno Bodard, tempère: «Les résultats de juillet ne sont en rien significatifs. Traditionnellement, les gens prennent plus leurs congés en août, quand l'activité des entreprises est au plus bas. Le temps fort de la saison touristique commence donc à peine». Et le démarrage s'est fait sur les chapeaux de roues. Après un samedi noir sur les routes, les professionnels du tourisme de la région se retrouvent soudain dans l'oeil du cyclone. Le camping de Conleau à Vannes a enregistré une centaine d'arrivées le week-end dernier. Les lieux d'hébergements contactés affichent quasiment complets pour les trois prochaines semaines. Les offices de tourisme ne désemplissent pas. Au parc animalier de Branféré, plus de 3.000 entrées ont été vendues dans la journée de mardi. Le retour annoncé du beau temps devrait embellir un peu plus ce tableau optimiste.
Golfe: début de saison pas terrible pour les îles
Dans les îles du golfe, le début de saison n'a pas été très brillant. Sur l'Île-aux-Moines, on déplore même 40% de visiteurs en moins au mois de juillet, par rapport à 2011! «L'affluence des étrangers est restée plutôt stable, calcule Isabelle Briel, responsable de l'office de tourisme. Ce sont les Français qui viennent moins, déplore-t-elle. On a eu beaucoup de désistements au dernier moment». Autant de coups durs pour les petits gîtes ruraux, très présents sur l'île.

Camping complet sur l'île d'Arz
Concernant l'île d'Arz, «ça n'a pas été un début de saison terrible, concède le maire, Daniel Lorcy. Comme les tarifs des navettes ont augmenté, on avait peur des conséquences, mais on constate tout de même que le camping est complet». Chez Finis'mer, qui gère des bateaux-bus entre l'île d'Arz et Vannes, c'est en revanche plus dur. «Notre fréquentation est 10% inférieure au prévisionnel en juillet, et de 30% en juin», constate Eric Loyer, directeur. Il éclaircit toutefois le tableau: «Heureusement, depuis le 19juillet, il a fait beau et on a eu une belle semaine. Je pense que c'est reparti pour le mois d'août». Ce n'est peut-être qu'une impression, mais il confie d'ailleurs que chaque année, les vacanciers retardent de plus en plus leurs vacances... Une tendance qui reste à confirmer.
Le mois d'août sera-t-il plus clément que le mois de juillet ?
Pour l'instant, il semble plus prometteur. Pour les prochains jours en tout cas, Météo France prévoit une hausse de la température jusqu'en fin de semaine. Le temps devrait se dégrader vers la fin du week-end, avec beaucoup de nuages, un peu de pluie, et des températures chutant de 6 à 7 ºC. Mais la semaine suivante devrait débuter sur dubeau temps à nouveau.
• Vannes
«Tant qu'il ne pleut pas, ça va»
Avec le retour du beau temps, il régnait une belle ambiance de vacances, hier, au camping de Conleau. Les touristes ne regrettent pas leur choix... tant qu'il nepleut pas.
Loïc le Vendéen, son fils Steve et sa compagne Sylvie, originaires de Loire-Atlantique, sont arrivés dimanche, pour un séjour de quinze jours. Deux heures de route ont été nécessaires pour tracter la caravane. Un type de logement plus économique que le mobile-home, assurent-ils: «Deux semaines de vacances nous coûtent 400€, alors qu'en mobile-home, c'est 500 € la semaine».

«Août bouge plus»
Ils font partie de la grosse vague qui a rempli le camping presque en totalité (taux de remplissage de 97%) depuis ce week-end. «Août bouge plus», constate Sylvie de Carvalho, la directrice du camping. Il faut dire que la météo maussade, le mois précédent, n'a pas incité les touristes à se risquer à se poser sur les bords du golfe. Le temps, ce n'est pas ce qui dérange Loïc et Sylvie. Tout juste regrettent-ils la fraîcheur en soirée, qui les empêche de manger en extérieur. «Chez nous, c'est pareil. Il faut bien faire avec». Surtout dimanche, lors de leur arrivée, avec des averses de pluie dont ils se seraient pourtant bien passés: «Ça a été un peu la misère pour installer l'auvent».

«Ici, on n'a jamais la même vue»
Hier midi, la petite famille est allée découvrir la cité des Vénètes à vélo. «On aime bien ces balades. La veille, on a fait 20km, jusqu'à Arradon. Ça occupe une bonne partie de nos après-midi». De fait, trois jours après leur arrivée, ils n'ont pas profité de la plage de Conleau toute proche, ni même de la piscine du camping. Ils se sont rattrapés sur les autres animations possibles sur place, notamment la pétanque. Vannes, destination de leur été, un choix fait sur Internet qu'ils ne regrettent pas. «On connaissait déjà le golfe, on est venu passer des week-ends à Damgan et Sarzeau. C'est un panorama très joli, la côte vendéenne n'a rien à voir: ici, on n'a jamais la même vue». Après avoir découvert le nord de la Bretagne il y a deux ans, du côté de Perros-Guirec, où «la température ne dépassait pas 20º». Mais, assurent-ils, «tant qu'il ne pleut pas, ça va».

Marchés de la Famille Picard, un été 2012 peu juteux...
Télégramme du 8 août 2012

Le camion de fruits garé en bord de route, à l'entrée de la presqu'île de Quiberon, ne passe pas inaperçu. Derrière ces étals, la famille Picard dresse le bilan àmi-parcours d'une saison qui ne porte pas encore ses fruits.

Dominique Picard vend des fruits depuis l'âge de 12 ans. Passionné par le goût, il est présent sur les marchés de la côte, d'avril à septembre, et vend aussi sur le bord de route, entre Plouharnel et Penthièvre. Jusqu'en 1993, il tenait avec son épouse, Carolle Picard, un magasin à Plouharnel, avant de se consacrer aux marchés. Celui qui connaît les fruits sur le bout des doigts évoque aujourd'hui cette saison estivale 2012.

Comment préparer l'été ?
L'hiver, nous sommes seulement quatre, et nous faisons les gros marchés, Carnac, Quiberon, Pontivy et Arradon. En fait, nous travaillons surtout six mois de l'année, sept jours sur sept, comme beaucoup de commerçants sur la côte. L'été nous sommes cinq ou six, durant deux mois. Avec mon épouse, nous faisons deux tournées de marchés. Je suis le lundi au Croisty, le mercredi à Carnac, le jeudi à Saint-Pierre, le samedi à Quiberon, le dimanche à Carnac. Ma femme est le lundi à Pontivy, le mardi et le samedi à Locmariaquer, le mercredi à Port-Haliguen, le dimanche à Saint-Avé. Sur le bord de route, ma fille et ma cousine s'occupent de la vente. C'est une affaire de famille. Ma fille et son gendre travaillent à Crac'h, tous les jours, sauf le lundi et le jeudi. C'est moi qui fournis toute la famille.

Quel bilan à la mi-saison ?
Si on pouvait oublier cette saison, on le ferait vite. Il y a moins de monde que d'habitude. La météo mensongère qui prévoit de la pluie sur toute la Bretagne juste avant le week-end y est sûrement pour quelque chose! C'est bien simple, j'ai fait moins 20% sur avril-mai-juin par rapport à l'année dernière. Pour juillet et août, ce n'est pas encourageant. C'est une saison morose. Mais bon, j'ai tout de même sept palettes de melon qui partent par semaine.

Comment faire la différence ?
Nous ne pouvons pas lutter contre les supermarchés sur le prix, mais eux ne peuvent pas rivaliser sur la qualité. Je travaille presque exclusivement avec la maison Ame Hasle, depuis 30ans. Nous sommes amis maintenant. Je vais chercher les fruits avec deux camions complets par semaine, et les stocke dans le camion, ventilé à 10°C. Nous ne faisons que du produit haut de gamme, tout le contraire des supermarchés. J'ai une clientèle assez select. Je vends des pêches, brugnons, tous les fruits plats, et le melon en tête, ainsi que quelques légumes primeurs, des tomates de Bretagne. J'ai aussi les fraises d'un producteur du coin, à Languidic. Pour moi, c'est le goût avant tout. Je goûte tout pour que ce soit bon pour le client, c'est l'ABC de mon métier. Les gens viennent sur les marchés pour chercher la qualité, pas le prix. Par contre, cela se démocratise, on n'a jamais été si peu cher pour les pêches et brugnons plats (3-4€ le kilo cet été). Je leur propose des produits du terroir. Pour les fruits trop mûrs, tâchés, nous faisons des petits colis que nous offrons aux gens. Comme ça, ils s'habituent à avoir des bons fruits. En échange, on me donne des confitures.

Tourisme, Août pour sauver juillet ?
Télégramme du 8 août 2012

Des plages pas vraiment noires de monde, des hôtels et des campings pas franchement remplis non plus, juillet s'est achevé sur une note plutôt morose. Les professionnels du tourisme croisent les doigts pour que le mois d'août rattrape juillet.

Encore un drôle d'été, un soleil qui joue à cache-cache et des estivants parfois aux abonnés absents. Juillet, en tout cas, n'aura pas laissé un impérissable souvenir. Florian alias «Mister Flox», passé maître dans l'art de donner formes aux ballons de baudruche, ne démentira pas: «Juillet a été très calme. Pour ma part j'ai sauvé ma saison en animant des kermesses et des fêtes privées. Toutefois depuis cinq jours, je remarque une recrudescence de l'activité. L'été est enfin là». Une note d'espoir, confirmée par Babeth, artiste alréenne. Pour elle, il s'agit d'une saison «tristounette», même si «depuis samedi nous assistons à une fréquentation plus importante à l'atelier. Cette année nous avons eu plus d'étrangers». Toujours à Saint-Goustan, Samuel, forain qui assiste au drôle de manège des vacanciers, juge que «le début de saison a été catastrophique. Cela est dû au mauvais temps qui a entraîné un manque de touristes et au fait d'absence d'animations en ville».

Moins de monde
Du côté de l'hôtellerie, le constat est également mitigé. Au Cadoudal, place Notre-Dame, «la fréquentation est clairement en baisse au niveau de l'hôtel, peut être 10% de moins sur juillet. Mais on arrive à se maintenir en termes de chiffre d'affaires, parce qu'on fait de la restauration, ce qui n'était pas le cas l'an dernier». À l'office de tourisme, qui a tendance à faire le plein dès qu'il pleut, avec beaucoup de demandes pour les musées, les expositions ou les activités gratuites, on note «moins de visites dans les chapelles de Détour d'art, surtout dans les chapelles excentrées, comme Saint-Goal à Camors, où il y a eu cinq personnes en une après-midi, au lieu de 20 à 25 visiteurs d'habitude. Même à la chapelle Saint-Avoye, on a entre 60 et 70 visiteurs alors qu'en juillet2011, on pouvait atteindre 100 à 150 personnes dans l'après-midi».

Deux vitesses
Sur la côte, le constat est aussi amer. La crise, le manque d'argent, un mois de juillet morose... À Quiberon, les gens sont présents dans les hôtels, mais les demi-pensions et même les petits-déjeuners se font rares. À titre d'exemple, un saisonnier qui fait la plonge pas loin de la grande plage termine régulièrement son service à 21h30, «du jamais vu depuis quatre ans». Sur le marché, toujours à Quiberon, du côté des primeurs, «heureusement que nous avons nos habitués. La clientèle fidélisée nous permet d'être sereins. Cette année on compte peu sur la saison pour mettre du beurre dans les épinards! Un peu de beau temps, et le touriste achète, il pleut, le touriste se fait rare et en plus n'achète pas». Présent sur le marché, la charcuterie artisanale de Plouharnel confirme. «On fonctionne à deux vitesses: Il fait beau, on a du monde, il pleut, on ne voit que nos habitués. Mais quant aux quantités achetées, elles diminuent chaque année». Restent quelques semaines pour inverser une tendance pas vraiment au beau fixe.

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